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Wörns : « Une époque inoubliable »

Champion d’Allemagne, international allemand, vice-champion d’Europe : Christian Wörns a une grande expérience à transmettre aux joueurs de l’équipe d’Allemagne des moins de 18 ans, qu’il entraîne depuis 2019. Pour DFB.de, l’ancien défenseur évoque son travail effectué depuis l’an dernier avec les U18, ainsi que le duel à venir en Ligue des champions entre ses deux anciens clubs : le Boussia Dortmund et le Paris Saint-Germain.

Monsieur Wörns, vous vous occupez de l’équipe d’Allemagne U18 depuis un peu plus de six mois désormais. Si vous pouviez en faire un premier bilan, que diriez-vous ?

Il est positif. Il s’agissait avant tout d’apprendre à connaitre cette génération 2002. J’avais déjà commencé à observer le talent de ces jeunes lorsqu’ils jouaient encore en U17. Nous avons de bons joueurs dans nos rangs, avec du potentiel, mais il y a beaucoup de travail à effectuer. Lors de cette première partie de saison, nous avons un peu « laissé au repos » les joueurs ayant participé à l’EURO. À leur place, d’autres joueurs, d’habitude moins utilisés, ont eu la possibilité de prouver leur valeur. Sur la base de ce que nous avons appris depuis le début de saison, nous essaierons de faire jouer ceux que nous considérerons comme nos meilleurs jeunes face à la France au mois de mars.

Quels sont les points sur lesquels travailler ?

Il s’agit des bases : le mental, l’état d’esprit, la technique. Si nous ne sommes pas au top dans ces trois domaines, alors nous aurons des problèmes dans tous les autres compartiments de jeu. J’attends donc de mes joueurs qu’ils puisent au maximum dans leurs réserves, et ce, de façon autonome. Chez nous comme dans leurs clubs respectifs, ils doivent être prêts à tout donner, afin d’optimiser leurs propres parcours. C’est la condition fondamentale pour devenir, un jour, joueur professionnel.

Ce sont des points qui rappellent le joueur que vous étiez : fort mentalement, avec beaucoup d’expérience en tant que joueur professionnel. Pouvez-vous en faire profiter votre équipe ?

Il ne s’agit pas pour mon staff et moi-même de montrer à nos jeunes comment faire les choses. Nous voulons faire en sorte qu’ils se rendent compte eux-mêmes de ce qui est nécessaire pour le succès. Nous sommes par exemple très satisfaits que l’équipe ait mis au point son propre catalogue de qualités mentales à acquérir. Ils n’obéissent pas aveuglément aux entraîneurs ; ils écoutent, adaptent les consignes à leur manière. C’est là-dessus que nous construisons. L’étape suivante est la manière dont nous voulons jouer au football. Placements tactiques, ouvertures, contre-pressing, création d’occasions de but. Voilà les thèmes que nous nous apprêtons à aborder de façon renforcée.

Afin de les mettre en pratique lors d’un tournoi ?

Absolument. Nous affrontons la France en mars, l’Autriche en avril et la Belgique en mai. Ce sont des matchs qu’on se réjouit tout simplement de disputer en tant que joueur. Nous voudrons montrer que, même si notre équipe est encore en pleine maturation, elle a déjà de quoi rivaliser.

D’autres matchs auxquels vous pensez certainement sont les duels entre vos deux anciennes équipes en Ligue des champions, le Borussia Dortmund et le Paris Saint-Germain, les 18 février et 11 mars. Suivez-vous leurs résultats ?

Oui, bien sûr, surtout en Ligue des champions. J’ai rarement le temps de voir leurs matchs de championnat, car pendant mes week-ends, j’observe la plupart du temps les championnats juniors. Je me réjouis d’autant plus de pouvoir assister aux duels entre Dortmund et Paris en Ligue des champions ; cela sera un duel au sommet entre deux grands clubs. Paris possède des joueurs aux qualités exceptionnelles, mais Dortmund n’aura certainement pas à se cacher, et pourra prendre de l’avance dès le match aller. Je m’attends à une confrontation très intéressante, également d’un point de vue tactique.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de vos passages à Dortmund et Paris ?

J’en ai surtout avec le Borussia Dortmund, où j’ai vécu beaucoup de bons et de mauvais moments. J’ai connu les phases les plus diverses, du titre de champion d’Allemagne à la lutte pour le maintien. C’était toujours très riche en émotions. Une époque inoubliable. À Paris, j’ai malheureusement vécu une année difficile d’un point de vue sportif. Mais j’ai trouvé que l’expérience de jouer à l’étranger était extrêmement enrichissante. Pour mon développement personnel, c’était un pas très important ; notamment parce que Paris est une ville très impressionnante. De plus, j’ai vécu les ambiances des matchs face à Marseille et Bordeaux, qui n’avaient rien à envier à celle du « Mur Jaune ».

[dfb]

Champion d’Allemagne, international allemand, vice-champion d’Europe : Christian Wörns a une grande expérience à transmettre aux joueurs de l’équipe d’Allemagne des moins de 18 ans, qu’il entraîne depuis 2019. Pour DFB.de, l’ancien défenseur évoque son travail effectué depuis l’an dernier avec les U18, ainsi que le duel à venir en Ligue des champions entre ses deux anciens clubs : le Boussia Dortmund et le Paris Saint-Germain.

Monsieur Wörns, vous vous occupez de l’équipe d’Allemagne U18 depuis un peu plus de six mois désormais. Si vous pouviez en faire un premier bilan, que diriez-vous ?

Il est positif. Il s’agissait avant tout d’apprendre à connaitre cette génération 2002. J’avais déjà commencé à observer le talent de ces jeunes lorsqu’ils jouaient encore en U17. Nous avons de bons joueurs dans nos rangs, avec du potentiel, mais il y a beaucoup de travail à effectuer. Lors de cette première partie de saison, nous avons un peu « laissé au repos » les joueurs ayant participé à l’EURO. À leur place, d’autres joueurs, d’habitude moins utilisés, ont eu la possibilité de prouver leur valeur. Sur la base de ce que nous avons appris depuis le début de saison, nous essaierons de faire jouer ceux que nous considérerons comme nos meilleurs jeunes face à la France au mois de mars.

Quels sont les points sur lesquels travailler ?

Il s’agit des bases : le mental, l’état d’esprit, la technique. Si nous ne sommes pas au top dans ces trois domaines, alors nous aurons des problèmes dans tous les autres compartiments de jeu. J’attends donc de mes joueurs qu’ils puisent au maximum dans leurs réserves, et ce, de façon autonome. Chez nous comme dans leurs clubs respectifs, ils doivent être prêts à tout donner, afin d’optimiser leurs propres parcours. C’est la condition fondamentale pour devenir, un jour, joueur professionnel.

Ce sont des points qui rappellent le joueur que vous étiez : fort mentalement, avec beaucoup d’expérience en tant que joueur professionnel. Pouvez-vous en faire profiter votre équipe ?

Il ne s’agit pas pour mon staff et moi-même de montrer à nos jeunes comment faire les choses. Nous voulons faire en sorte qu’ils se rendent compte eux-mêmes de ce qui est nécessaire pour le succès. Nous sommes par exemple très satisfaits que l’équipe ait mis au point son propre catalogue de qualités mentales à acquérir. Ils n’obéissent pas aveuglément aux entraîneurs ; ils écoutent, adaptent les consignes à leur manière. C’est là-dessus que nous construisons. L’étape suivante est la manière dont nous voulons jouer au football. Placements tactiques, ouvertures, contre-pressing, création d’occasions de but. Voilà les thèmes que nous nous apprêtons à aborder de façon renforcée.

Afin de les mettre en pratique lors d’un tournoi ?

Absolument. Nous affrontons la France en mars, l’Autriche en avril et la Belgique en mai. Ce sont des matchs qu’on se réjouit tout simplement de disputer en tant que joueur. Nous voudrons montrer que, même si notre équipe est encore en pleine maturation, elle a déjà de quoi rivaliser.

D’autres matchs auxquels vous pensez certainement sont les duels entre vos deux anciennes équipes en Ligue des champions, le Borussia Dortmund et le Paris Saint-Germain, les 18 février et 11 mars. Suivez-vous leurs résultats ?

Oui, bien sûr, surtout en Ligue des champions. J’ai rarement le temps de voir leurs matchs de championnat, car pendant mes week-ends, j’observe la plupart du temps les championnats juniors. Je me réjouis d’autant plus de pouvoir assister aux duels entre Dortmund et Paris en Ligue des champions ; cela sera un duel au sommet entre deux grands clubs. Paris possède des joueurs aux qualités exceptionnelles, mais Dortmund n’aura certainement pas à se cacher, et pourra prendre de l’avance dès le match aller. Je m’attends à une confrontation très intéressante, également d’un point de vue tactique.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de vos passages à Dortmund et Paris ?

J’en ai surtout avec le Borussia Dortmund, où j’ai vécu beaucoup de bons et de mauvais moments. J’ai connu les phases les plus diverses, du titre de champion d’Allemagne à la lutte pour le maintien. C’était toujours très riche en émotions. Une époque inoubliable. À Paris, j’ai malheureusement vécu une année difficile d’un point de vue sportif. Mais j’ai trouvé que l’expérience de jouer à l’étranger était extrêmement enrichissante. Pour mon développement personnel, c’était un pas très important ; notamment parce que Paris est une ville très impressionnante. De plus, j’ai vécu les ambiances des matchs face à Marseille et Bordeaux, qui n’avaient rien à envier à celle du « Mur Jaune ».

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