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Timo Hildebrand nouvel ambassadeur de la Fondation Sepp Herberger

En 2003, Timo Hildebrand avait gardé ses cages inviolées pendant 884 minutes. Il s’agit toujours de la plus la longue série d’invincibilité pour un gardien dans l’histoire de la Bundesliga. Il y a deux ans, le joueur aujourd’hui âgé de 39 ans a mis un terme à sa carrière professionnelle et est revenu s’installer à Stuttgart, là où il est devenu champion d’Allemagne en 2007 avec le VfB Stuttgart. L’ancien portier de la Mannschaft est le nouvel ambassadeur de la Fondation Sepp Herberger. Pour DFB.de, Timo Hildebrand s’est confié sur ses premiers pas en tant que représentant de la plus vieille fondation d’Allemagne.

DFB.de : Timo Hildebrand, vous détenez encore à ce jour le record d’invincibilité pour un gardien en Bundesliga.

Timo Hildebrand : C’est toujours le cas. Cela reste une belle performance.

DFB.de : Votre record s’étend sur deux saisons différentes, de la saison 2002/2003 jusqu’à la saison 2003/2004. Avez-vous le souvenir d’une tentative quasi inarrêtable que vous avez réussi à contrer ?

Timo Hildebrand : Il y a eu un penalty à Mönchengladbach qui aurait pu briser cette série assez tôt si je ne l’avais pas arrêté. Igor Demo s’était chargé de le tirer mais j’ai sorti la parade qu’il fallait.

DFB.de : Avez-vous pensé durant cette période "je suis invincible, rien ne peut plus finir au fond de mes filets" ?

Timo Hildbrand : C’était le cas à l’époque. Au début de la saison 2003/2004 lors d’un match face à Hanovre, trois adversaires se présentent face à moi et la frappe rebondit sur mon pied puis sur le poteau avant de sortir en corner. J’étais tout simplement au top, nous avions super bien défendu.

DFB.de : Marcelo Bordon jouait encore à Stuttgart à cette époque.

Timo Hildebrand : Il y avait aussi Fernando Meira, Zvonimir Soldo et Philipp Lahm en latéral gauche. Nous avions vraiment une belle défense.

DFB.de : Thomas Schneider, l’adjoint de Joachim Löw, était également un de vos coéquipiers.

Timo Hildebrand : J’ai toujours eu de bons rapports avec lui. Nous nous sommes croisés dernièrement à Berlin à l’occasion du match amical de la Mannschaft face au Brésil.

DFB.de : Beaucoup de fans de football pensent toujours : Timo aurait dû rester à Stuttgart. En 2007, vous rejoignez le FC Valence juste après le titre de champion avec le VfB Stuttgart. Avec du recul, quel regard portez-vous sur ce transfert ?

Timo Hildebrand : (rires) Beaucoup le pensent toujours. C’est vrai qu’on peut être de cet avis. Je voulais à l’époque connaître quelque chose de nouveau et je dois dire, avec du recul, que cela n’a pas vraiment marché comme je l’aurais souhaité. En fait je n’envisageais pas de connaître autant de clubs dans ma carrière mais chaque étape a sa propre histoire. À Valence, lors de la première partie de saison, j’étais en concurrence avec Santiago Canizares. Ensuite j’ai joué, Ronald Koeman est arrivé sur le banc et nous avons gagné la Coupe du Roi mais il y a eu ensuite un nouveau changement d’entraîneur.

DFB.de : Les gardiens de buts vivent-ils difficilement le fait que les entraîneurs changent en permanence ?

Timo Hildebrand : En tous cas ce n’est pas bénéfique. Pendant les deux années que j’ai passé à Valence, nous avons eu quatre entraîneurs, trois présidents et presque autant de directeurs sportifs. C’était très compliqué.

DFB.de : Aujourd’hui vous assumez une toute nouvelle mission, vous êtes en effet le nouvel ambassadeur de la plus vieille fondation allemande en lien avec le football. Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle ?

Timo Hildebrand : La globalité du projet et les discussions avec Tobias Wrzesinski, le président de la fondation Sepp Herberger. J’ai été invité à Mannheim au mois d’avril pour la remise des documents de la Fondation Sepp Herberger et j’ai pu en apprendre plus sur les priorités de la fondation comme le handifoot, l’aide au développement de la coopération entre les écoles et les clubs de foot et faire du football un moyen de favoriser la réinsertion sociale. Lors de la cérémonie dans la ville natale de Sepp Herberger il y a eu sur scène quelques moments d’émotion que j’ai réellement vécu de cette façon pour la première fois. La fondation Sepp Herberger réalise un excellent travail. C’est pour ça que j’y apporte mon aide très volontiers.

DFB.de : Pour votre première apparition en tant qu’ambassadeur de la fondation il y a dû avoir une prime de risque.

Timo Hildebrand : (rires) Je suis curieux. En effet, je serai présent samedi pour le coup d’envoi du championnat d’Allemagne de cécifoot à Wangen dans l’Allgäu, ce sera ma première apparition en tant qu’ambassadeur de la fondation Sepp Herberger.

DFB.de : Il y aura une exception. Les gardiens ne sont pas atteints de cécité dans ce sport.

Timo Hildebrand : J’en suis conscient mais en tous cas je vais profiter de cette opportunité et jouer également sur le terrain. Je veux savoir si je suis capable d’attraper le ballon même les yeux bandés.

DFB.de : Horst Eckel, Uwe Seeler et Ottmar Hitzfeld, entre autres, représentent également la fondation Sepp Herberger en tant qu’ambassadeurs. Le calcul est simple : vous faîtes baisser la moyenne d’âge.

Timo Hildebrand : (rires) C’est tout à fait normal, même dans la vie de sportif, qu’on injecte du sang neuf. Avec les principales ambassades de la Fondation Sepp Herberger, nous devons également veiller à toucher les jeunes générations. Je veux contribuer à la réalisation de cet objectif.

DFB.de : Vous êtes également engagé pour une alimentation végétarienne.

Timo Hildebrand : C’est exact. J’ai été de plus en plus confronté à ce sujet. C’est quelque chose qui me tient à cœur. Je pense qu’une alimentation végétarienne, végétalienne ou tout simplement réduite en viande est absolument recommandable pour des raisons de santé. À cela s’ajoute également la question morale. Je remarque en tous cas que cela est bénéfique pour moi.

DFB.de : Avant de terminer, nous devons encore parler du pilier de la nation. Suivez-vous de près le retour de Manuel Neuer ?

Timo Hildebrand : Bien sûr, je me tiens informé de tout concernant son retour. C’est bien qu’il ait pu faire son retour à l’entraînement au mois d’avril. Je suis curieux de savoir s’il pourra rejouer cette saison en Bundesliga ou s’il se concentre sur le stage d’entraînement de la Mannschaft à Eppan et sur les deux matchs amicaux contre l’Autriche et l’Arabie saoudite. Seul Manu sait si le fait de participer à la Coupe du Monde représente un risque ou non et je ne peux pas non plus évaluer si son célèbre style de jeu a quelque chose à voir la récurrence de sa blessure à la cheville. Manu est un très grand gardien, un incroyable phénomène. Maintenant il doit être extrêmement prudent pour que son pied puisse guérir correctement.

DFB.de : Et qui emmèneriez-vous en Russie aux côtés de Manuel Neuer ?

Timo Hildeband : Marc-André ter Stegen a fait bien plus que remplir son rôle de doublure. Il est incroyable au Barca. Bernd Leno et Kevin Trapp font également partie de la Mannschaft depuis un certain temps. Je pense que je ne changerais rien à cette hiérarchie.

[DFB ]

En 2003, Timo Hildebrand avait gardé ses cages inviolées pendant 884 minutes. Il s’agit toujours de la plus la longue série d’invincibilité pour un gardien dans l’histoire de la Bundesliga. Il y a deux ans, le joueur aujourd’hui âgé de 39 ans a mis un terme à sa carrière professionnelle et est revenu s’installer à Stuttgart, là où il est devenu champion d’Allemagne en 2007 avec le VfB Stuttgart. L’ancien portier de la Mannschaft est le nouvel ambassadeur de la Fondation Sepp Herberger. Pour DFB.de, Timo Hildebrand s’est confié sur ses premiers pas en tant que représentant de la plus vieille fondation d’Allemagne.

DFB.de : Timo Hildebrand, vous détenez encore à ce jour le record d’invincibilité pour un gardien en Bundesliga.

Timo Hildebrand : C’est toujours le cas. Cela reste une belle performance.

DFB.de : Votre record s’étend sur deux saisons différentes, de la saison 2002/2003 jusqu’à la saison 2003/2004. Avez-vous le souvenir d’une tentative quasi inarrêtable que vous avez réussi à contrer ?

Timo Hildebrand : Il y a eu un penalty à Mönchengladbach qui aurait pu briser cette série assez tôt si je ne l’avais pas arrêté. Igor Demo s’était chargé de le tirer mais j’ai sorti la parade qu’il fallait.

DFB.de : Avez-vous pensé durant cette période "je suis invincible, rien ne peut plus finir au fond de mes filets" ?

Timo Hildbrand : C’était le cas à l’époque. Au début de la saison 2003/2004 lors d’un match face à Hanovre, trois adversaires se présentent face à moi et la frappe rebondit sur mon pied puis sur le poteau avant de sortir en corner. J’étais tout simplement au top, nous avions super bien défendu.

DFB.de : Marcelo Bordon jouait encore à Stuttgart à cette époque.

Timo Hildebrand : Il y avait aussi Fernando Meira, Zvonimir Soldo et Philipp Lahm en latéral gauche. Nous avions vraiment une belle défense.

DFB.de : Thomas Schneider, l’adjoint de Joachim Löw, était également un de vos coéquipiers.

Timo Hildebrand : J’ai toujours eu de bons rapports avec lui. Nous nous sommes croisés dernièrement à Berlin à l’occasion du match amical de la Mannschaft face au Brésil.

DFB.de : Beaucoup de fans de football pensent toujours : Timo aurait dû rester à Stuttgart. En 2007, vous rejoignez le FC Valence juste après le titre de champion avec le VfB Stuttgart. Avec du recul, quel regard portez-vous sur ce transfert ?

Timo Hildebrand : (rires) Beaucoup le pensent toujours. C’est vrai qu’on peut être de cet avis. Je voulais à l’époque connaître quelque chose de nouveau et je dois dire, avec du recul, que cela n’a pas vraiment marché comme je l’aurais souhaité. En fait je n’envisageais pas de connaître autant de clubs dans ma carrière mais chaque étape a sa propre histoire. À Valence, lors de la première partie de saison, j’étais en concurrence avec Santiago Canizares. Ensuite j’ai joué, Ronald Koeman est arrivé sur le banc et nous avons gagné la Coupe du Roi mais il y a eu ensuite un nouveau changement d’entraîneur.

DFB.de : Les gardiens de buts vivent-ils difficilement le fait que les entraîneurs changent en permanence ?

Timo Hildebrand : En tous cas ce n’est pas bénéfique. Pendant les deux années que j’ai passé à Valence, nous avons eu quatre entraîneurs, trois présidents et presque autant de directeurs sportifs. C’était très compliqué.

DFB.de : Aujourd’hui vous assumez une toute nouvelle mission, vous êtes en effet le nouvel ambassadeur de la plus vieille fondation allemande en lien avec le football. Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter ce rôle ?

Timo Hildebrand : La globalité du projet et les discussions avec Tobias Wrzesinski, le président de la fondation Sepp Herberger. J’ai été invité à Mannheim au mois d’avril pour la remise des documents de la Fondation Sepp Herberger et j’ai pu en apprendre plus sur les priorités de la fondation comme le handifoot, l’aide au développement de la coopération entre les écoles et les clubs de foot et faire du football un moyen de favoriser la réinsertion sociale. Lors de la cérémonie dans la ville natale de Sepp Herberger il y a eu sur scène quelques moments d’émotion que j’ai réellement vécu de cette façon pour la première fois. La fondation Sepp Herberger réalise un excellent travail. C’est pour ça que j’y apporte mon aide très volontiers.

DFB.de : Pour votre première apparition en tant qu’ambassadeur de la fondation il y a dû avoir une prime de risque.

Timo Hildebrand : (rires) Je suis curieux. En effet, je serai présent samedi pour le coup d’envoi du championnat d’Allemagne de cécifoot à Wangen dans l’Allgäu, ce sera ma première apparition en tant qu’ambassadeur de la fondation Sepp Herberger.

DFB.de : Il y aura une exception. Les gardiens ne sont pas atteints de cécité dans ce sport.

Timo Hildebrand : J’en suis conscient mais en tous cas je vais profiter de cette opportunité et jouer également sur le terrain. Je veux savoir si je suis capable d’attraper le ballon même les yeux bandés.

DFB.de : Horst Eckel, Uwe Seeler et Ottmar Hitzfeld, entre autres, représentent également la fondation Sepp Herberger en tant qu’ambassadeurs. Le calcul est simple : vous faîtes baisser la moyenne d’âge.

Timo Hildebrand : (rires) C’est tout à fait normal, même dans la vie de sportif, qu’on injecte du sang neuf. Avec les principales ambassades de la Fondation Sepp Herberger, nous devons également veiller à toucher les jeunes générations. Je veux contribuer à la réalisation de cet objectif.

DFB.de : Vous êtes également engagé pour une alimentation végétarienne.

Timo Hildebrand : C’est exact. J’ai été de plus en plus confronté à ce sujet. C’est quelque chose qui me tient à cœur. Je pense qu’une alimentation végétarienne, végétalienne ou tout simplement réduite en viande est absolument recommandable pour des raisons de santé. À cela s’ajoute également la question morale. Je remarque en tous cas que cela est bénéfique pour moi.

DFB.de : Avant de terminer, nous devons encore parler du pilier de la nation. Suivez-vous de près le retour de Manuel Neuer ?

Timo Hildebrand : Bien sûr, je me tiens informé de tout concernant son retour. C’est bien qu’il ait pu faire son retour à l’entraînement au mois d’avril. Je suis curieux de savoir s’il pourra rejouer cette saison en Bundesliga ou s’il se concentre sur le stage d’entraînement de la Mannschaft à Eppan et sur les deux matchs amicaux contre l’Autriche et l’Arabie saoudite. Seul Manu sait si le fait de participer à la Coupe du Monde représente un risque ou non et je ne peux pas non plus évaluer si son célèbre style de jeu a quelque chose à voir la récurrence de sa blessure à la cheville. Manu est un très grand gardien, un incroyable phénomène. Maintenant il doit être extrêmement prudent pour que son pied puisse guérir correctement.

DFB.de : Et qui emmèneriez-vous en Russie aux côtés de Manuel Neuer ?

Timo Hildeband : Marc-André ter Stegen a fait bien plus que remplir son rôle de doublure. Il est incroyable au Barca. Bernd Leno et Kevin Trapp font également partie de la Mannschaft depuis un certain temps. Je pense que je ne changerais rien à cette hiérarchie.

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