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Reus : « Ma blessure était la plus grave de toutes »

Après huit longs mois d’absence, Marco Reus a signé son retour sur les terrains en février dernier pour reproduire ce qu’il sait faire de mieux : se montrer décisif. Après sept buts en onze matchs, le milieu offensif de 28 ans est de retour à son meilleur niveau pour la Coupe du monde : « Je veux être sur le terrain et aider l’équipe. » Entretien avec DFB.de.

DFB.de : Marco Reus, lorsqu’on est blessé, existe-t-il des choses qui font plaisir dans la rééducation ?

Marco Reus : Non, rien du tout ! La seule chose qui fasse plaisir, c’est de savoir que chaque semaine te rapproche de ton objectif. Dès la fin de mon opération, je me suis mis au travail pour que mon muscle reprenne forme ; sinon, la convalescence aurait pu durer bien plus longtemps. J’ai déjà connu beaucoup de blessures, mais cette déchirure partielle du ligament croisé était la plus grave de toutes. Pendant celle-ci, j’ai réfléchi étape par étape, j’ai défini les paliers à franchir jusqu’à mon retour. Et j’ai parfois dû partir loin avec ma copine, afin de penser à autre chose.

DFB.de : Combien de temps avez-vous attendu avant de pouvoir rejouer au ballon ?

Marco Reus : Cinq mois. Il faut ensuite quelques jours pour retrouver les sensations, le rythme. C’était un très beau moment pour le cœur, pour l’âme.

DFB.de : Après huit mois d’absence, vous avez inscrit sept buts en onze matchs, étiez immédiatement présent. Comme si rien ne s’était passé. Comment avez-vous fait ?

Marco Reus : C’est une bonne question. J’essaie toujours de revenir à un haut niveau, mon ambition est de porter l’équipe. L’entraîneur (Peter Stöger, ndlr) avait un bon pressentiment, et moi aussi. J’aurais normalement dû attendre quatre semaines de plus. Mais je me sentais bien, et tout s’est bien passé, comme on a pu le voir.

DFB.de : Joachim Löw vous a-t-il téléphoné avant l’annonce du groupe, le 15 mai ?

Marco Reus : Oui, il m’a dit que j’étais sur la liste. Nous avons bien discuté.

DFB.de : Quel est désormais votre état d’esprit avant le tournoi ? Aspirez-vous à être titulaire, ou simplement à être dans les 23, peu importe votre rôle ?

Marco Reus : J’ai l’ambition d’être sur le terrain et d’aider l’équipe. J’aurai 29 ans au début du tournoi, je sais ce dont je suis capable. Mais l’entraîneur prendra ses décisions et chacun devra s’y plier. Comme à chaque compétition, ce sera une question de détails.

DFB.de : En tout cas, vous ne manquez pas de concurrents sur l’aile gauche…

Marco Reus : C’est sûr. Ça fait partie du deal et la concurrence fait vivre le foot. À chaque entraînement, tout le monde devra se donner à fond. Je pense que c’est exactement ce que cherchent le sélectionneur et son équipe : avoir deux excellents joueurs par poste, afin qu’ils se tirent vers le haut. Ce sont les performances qui comptent, et le tournoi va durer très longtemps.

DFB.de : Quel est votre sentiment sur le niveau de l’équipe après les deux premières journées du stage d’entraînement ?

Marco Reus : Je suis certain que si l’équipe se trouve, si les automatismes prennent, alors l’Allemagne sera très forte. Mais rien ne sert de spéculer ou de penser à qui nous pourrions affronter en quart de finale. Personne ne doit sous-estimer un groupe avec le Mexique, la Suède et la Corée du Sud, contre qui il faudra faire de très bons matchs. Et nous allons certainement vivre un ou deux matchs extrêmement serrés, où les moindres centimètres pourront être décisifs. C’est comme ça en Coupe du monde et c’est exactement le type de matchs que l’on veut vivre en tant que joueur.

DFB.de : Si l’Allemagne va loin dans la compétition, vous manquerez la reprise avec le Borussia Dortmund et votre nouvel entraîneur, Lucien Favre. Êtes-vous heureux qu’il ait signé au BVB ?

Marco Reus : J’ai connu beaucoup d’entraîneurs et Lucien Favre est certainement le meilleur que je connaisse, même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis notre saison commune en 2010/2011. C’était super de voir avec quelle minutie un entraîneur pouvait travailler. Il contrôlait tout sur le terrain, mais aussi en dehors. J’espère que Lucien Favre travaille encore comme cela aujourd’hui. Cela permettrait au BVB de retrouver son rang.

[dfb]

Après huit longs mois d’absence, Marco Reus a signé son retour sur les terrains en février dernier pour reproduire ce qu’il sait faire de mieux : se montrer décisif. Après sept buts en onze matchs, le milieu offensif de 28 ans est de retour à son meilleur niveau pour la Coupe du monde : « Je veux être sur le terrain et aider l’équipe. » Entretien avec DFB.de.

DFB.de : Marco Reus, lorsqu’on est blessé, existe-t-il des choses qui font plaisir dans la rééducation ?

Marco Reus : Non, rien du tout ! La seule chose qui fasse plaisir, c’est de savoir que chaque semaine te rapproche de ton objectif. Dès la fin de mon opération, je me suis mis au travail pour que mon muscle reprenne forme ; sinon, la convalescence aurait pu durer bien plus longtemps. J’ai déjà connu beaucoup de blessures, mais cette déchirure partielle du ligament croisé était la plus grave de toutes. Pendant celle-ci, j’ai réfléchi étape par étape, j’ai défini les paliers à franchir jusqu’à mon retour. Et j’ai parfois dû partir loin avec ma copine, afin de penser à autre chose.

DFB.de : Combien de temps avez-vous attendu avant de pouvoir rejouer au ballon ?

Marco Reus : Cinq mois. Il faut ensuite quelques jours pour retrouver les sensations, le rythme. C’était un très beau moment pour le cœur, pour l’âme.

DFB.de : Après huit mois d’absence, vous avez inscrit sept buts en onze matchs, étiez immédiatement présent. Comme si rien ne s’était passé. Comment avez-vous fait ?

Marco Reus : C’est une bonne question. J’essaie toujours de revenir à un haut niveau, mon ambition est de porter l’équipe. L’entraîneur (Peter Stöger, ndlr) avait un bon pressentiment, et moi aussi. J’aurais normalement dû attendre quatre semaines de plus. Mais je me sentais bien, et tout s’est bien passé, comme on a pu le voir.

DFB.de : Joachim Löw vous a-t-il téléphoné avant l’annonce du groupe, le 15 mai ?

Marco Reus : Oui, il m’a dit que j’étais sur la liste. Nous avons bien discuté.

DFB.de : Quel est désormais votre état d’esprit avant le tournoi ? Aspirez-vous à être titulaire, ou simplement à être dans les 23, peu importe votre rôle ?

Marco Reus : J’ai l’ambition d’être sur le terrain et d’aider l’équipe. J’aurai 29 ans au début du tournoi, je sais ce dont je suis capable. Mais l’entraîneur prendra ses décisions et chacun devra s’y plier. Comme à chaque compétition, ce sera une question de détails.

DFB.de : En tout cas, vous ne manquez pas de concurrents sur l’aile gauche…

Marco Reus : C’est sûr. Ça fait partie du deal et la concurrence fait vivre le foot. À chaque entraînement, tout le monde devra se donner à fond. Je pense que c’est exactement ce que cherchent le sélectionneur et son équipe : avoir deux excellents joueurs par poste, afin qu’ils se tirent vers le haut. Ce sont les performances qui comptent, et le tournoi va durer très longtemps.

DFB.de : Quel est votre sentiment sur le niveau de l’équipe après les deux premières journées du stage d’entraînement ?

Marco Reus : Je suis certain que si l’équipe se trouve, si les automatismes prennent, alors l’Allemagne sera très forte. Mais rien ne sert de spéculer ou de penser à qui nous pourrions affronter en quart de finale. Personne ne doit sous-estimer un groupe avec le Mexique, la Suède et la Corée du Sud, contre qui il faudra faire de très bons matchs. Et nous allons certainement vivre un ou deux matchs extrêmement serrés, où les moindres centimètres pourront être décisifs. C’est comme ça en Coupe du monde et c’est exactement le type de matchs que l’on veut vivre en tant que joueur.

DFB.de : Si l’Allemagne va loin dans la compétition, vous manquerez la reprise avec le Borussia Dortmund et votre nouvel entraîneur, Lucien Favre. Êtes-vous heureux qu’il ait signé au BVB ?

Marco Reus : J’ai connu beaucoup d’entraîneurs et Lucien Favre est certainement le meilleur que je connaisse, même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis notre saison commune en 2010/2011. C’était super de voir avec quelle minutie un entraîneur pouvait travailler. Il contrôlait tout sur le terrain, mais aussi en dehors. J’espère que Lucien Favre travaille encore comme cela aujourd’hui. Cela permettrait au BVB de retrouver son rang.

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