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Khedira : « Nous ne pouvons nous reposer sur nos lauriers »

La Mannschaft jouera son premier match de poule en Russie contre le Mexique ce dimanche, à 17h. Sami Khedira rencontrera sur le terrain son ex-coéquipier du Real Madrid, Chicharito. Sur DFB.de, le milieu actuel de la Juventus de Turin parle de la Coupe du Monde imminente.

DFB.de : Monsieur Khedira, kicker écrit que le Mexique est : « un adversaire gênant, qui est très difficile à battre ». À quel point les Mexicains sont vraiment forts ?

Sami Khedira : Ils jouent bien, ont un jeu tranchant, le mot « gênant » correspond absolument. Nous ne devons pas les sous-estimer, même si nous avons pu gagner contre eux l’année dernière lors de la Coupe des Confédérations. Nous prenons notre mission très, très au sérieux, encore plus pour le match de dimanche, qui sera le premier match de la compétition. Nous ne savons pas encore exactement où nous en sommes et nous ne savons pas exactement de quelle manière le Mexique va débuter le tournoi.

DFB.de : Est-ce que le mental avant le premier match d’une compétition est encore plus important que d’habitude dans le monde du football ?

Sami Khedira : C’est un peu comme le premier match après une longue trêve hivernale. Nous nous sommes beaucoup préparés, avons beaucoup travaillé, mais seuls les résultats comptent lors d’une compétition. Les séances d’entraînement et les matchs-test n’ont alors plus aucune importance. Nous avions toujours eu des résultats satisfaisants lors de nos premiers matchs. Le deuxième match d’une compétition a toujours été plus difficile pour nous.

DFB.de : Depuis que vous jouez en équipe nationale, les résultats ont toujours été bons pour le premier match lors des grandes compétitions. Victoire 4-0 contre l’Australie en 2010, 1-0 contre le Portugal en 2012, 4-0 contre le Portugal en 2014 et 2-0 contre l’Ukraine en 2016.

Sami Khedira : J’espère que nous aurons la même entame contre le Mexique ce dimanche.(rires) Remporter son premier match est très important, cela renforce aussi l’esprit d’équipe et nous apporte de la confiance. Nous voulons ressentir de la joie lors de notre match contre le Mexique mais nous devrons également garder notre sang-froid. C’est une vérité générale : l’équipe qui fera le moins de fautes gagnera finalement le tournoi. Nous devons imposer notre style de jeu. Nous devrons prendre certains risques, sans appréhender, c’est important.

DFB.de : Le « petit pois » est-il toujours dangereux ?

Sami Khedira : J’ai joué avec Chicharito au Real Madrid. C’est un joueur qui n’abandonne jamais, c’est un peu le symbole de l’équipe mexicaine. Il se bat toujours sur le terrain et est très bon techniquement. Il n’est pas très imposant sur le terrain, mais a beaucoup de qualités, est tranchant, agressif dans les duels, il ne s’arrête jamais. Chicharito est sûrement le joueur représentant le mieux le Mexique.

DFB.de : Que pensez-vous de Irving Lozano qui a marqué 19 buts la saison passée et emmené son club PSV Eindhoven vers le titre de champion des Pays-Bas ?

Sami Khedira : Je le connais, mais pas encore très bien. Nous allons recevoir des extraits vidéos ces prochains jours de tous les joueurs mexicains et nous allons analyser toutes les séquences ensemble.

DFB.de : Les deux performances fragiles contre l’Autriche et l’Arabie Saoudite pèsent-elles encore sur l’équipe ?

Sami Khedira : Non, nous avons déjà débriefé sur ses matchs, maintenant ils appartiennent au passé. Contre l’Arabie Saoudite, nous aurions dû marquer trois ou quatre buts pendant la première mi-temps. Avec un peu plus de chance, nous les aurions mis. Mais c’est aussi devenu clair que ce n’est pas possible de rejouer comme nous l’avons fait pendant la deuxième mi-temps de ce match. Chaque joueur le sait : si nous réitérions cette performance, nous serons éliminés. Avec de l’intensité répartie sur 90 minutes et non sur les 30 premières minutes, le match aurait été différent. Je pense qu’on a pu voir le potentiel de l’équipe.

DFB.de : Une question souvent posée ces deux dernières semaines : Est-ce forcément aux tenants du titre actuels de remporter cette Coupe du Monde ?

Sami Khedira : Cela fait partie de nos responsabilités. Une équipe a besoin des bons meneurs. Manuel Neuer est un capitaine responsable qui sait mener une équipe. Il a tout gagné. Mais aussi les joueurs comme Mats Hummels, Jérôme Boateng, Toni Kroos, Thomas Müller et moi sont des joueurs qui ont la capacité de diriger, qui le veulent aussi. C’est très important, car il y a beaucoup de jeunes joueurs au sein de l’équipe. Ils sont ambitieux, mais ont besoin d’être orientés. Nous devons former une union parfaite. C’est aux joueurs avec plus d’expérience d’y contribuer.

DFB.de : Toni Kroos a déclaré plusieurs fois que l’équipe devrait devenir plus gênante en tant qu’adversaire. Pensez-vous comme lui ?

Sami Khedira : Notre équipe a beaucoup de qualités. Le danger est de suivre la logique suivante : nous sommes champions du monde, vainqueurs de la Coupe des Confédérations, nous avons beaucoup de qualité et un bel effectif. Non seulement la manière dont nous agirons en tant qu’équipe sera décisive, mais aussi la façon dont nous gérons notre envie de gagner sur le terrain. Ce sont ces derniers pourcents qui décident les matchs et l’issue des tournois. Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Tous les joueurs que nous allons affronter vont redoubler d’efforts contre le champion du monde, vont être plus motivés, plus tranchants. Si nous nous relâchons, nous quitterons le terrain en tant que perdants. Nous avons beaucoup de champions dans notre équipe. Nous devons donner encore plus qu’en 2014.

DFB.de : Comment vous sentez-vous ? Vous avez quand même joué 39 matchs à enjeu la saison passée pour la Juventus de Turin, sans évoquer les matchs avec l’équipe d’Allemagne.

Sami Khedira : Nous avions quelques jours de repos après la fin de saison, pas énormément, mais ces trois jours m’ont suffit. Lors des deux dernières semaines passées à Eppan, j’ai pu faire les derniers réglages, pas au niveau de l’endurance, mais j’ai pu améliorer mon explosivité et ma force. J’ai réellement envie. Je sens que mes batteries sont rechargées. Le plus important, c’est dans la tête. Avec l’âge, j’apprécie de plus en plus les tournois majeurs.

DFB.de : Vous avez parlé de votre condition physique en dernier.

Sami Khedira : J’ai beaucoup travaillé ces deux dernières années. Mais il y a eu cette petite rupture dans ma carrière. J’ai dû beaucoup m’entraîner pour retrouver mon niveau. Depuis deux ans, je me sens très performant. Mais je ne m’en contente pas. J’ai intensément travaillé ces deux dernières semaines.

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La Mannschaft jouera son premier match de poule en Russie contre le Mexique ce dimanche, à 17h. Sami Khedira rencontrera sur le terrain son ex-coéquipier du Real Madrid, Chicharito. Sur DFB.de, le milieu actuel de la Juventus de Turin parle de la Coupe du Monde imminente.

DFB.de : Monsieur Khedira, kicker écrit que le Mexique est : « un adversaire gênant, qui est très difficile à battre ». À quel point les Mexicains sont vraiment forts ?

Sami Khedira : Ils jouent bien, ont un jeu tranchant, le mot « gênant » correspond absolument. Nous ne devons pas les sous-estimer, même si nous avons pu gagner contre eux l’année dernière lors de la Coupe des Confédérations. Nous prenons notre mission très, très au sérieux, encore plus pour le match de dimanche, qui sera le premier match de la compétition. Nous ne savons pas encore exactement où nous en sommes et nous ne savons pas exactement de quelle manière le Mexique va débuter le tournoi.

DFB.de : Est-ce que le mental avant le premier match d’une compétition est encore plus important que d’habitude dans le monde du football ?

Sami Khedira : C’est un peu comme le premier match après une longue trêve hivernale. Nous nous sommes beaucoup préparés, avons beaucoup travaillé, mais seuls les résultats comptent lors d’une compétition. Les séances d’entraînement et les matchs-test n’ont alors plus aucune importance. Nous avions toujours eu des résultats satisfaisants lors de nos premiers matchs. Le deuxième match d’une compétition a toujours été plus difficile pour nous.

DFB.de : Depuis que vous jouez en équipe nationale, les résultats ont toujours été bons pour le premier match lors des grandes compétitions. Victoire 4-0 contre l’Australie en 2010, 1-0 contre le Portugal en 2012, 4-0 contre le Portugal en 2014 et 2-0 contre l’Ukraine en 2016.

Sami Khedira : J’espère que nous aurons la même entame contre le Mexique ce dimanche.(rires) Remporter son premier match est très important, cela renforce aussi l’esprit d’équipe et nous apporte de la confiance. Nous voulons ressentir de la joie lors de notre match contre le Mexique mais nous devrons également garder notre sang-froid. C’est une vérité générale : l’équipe qui fera le moins de fautes gagnera finalement le tournoi. Nous devons imposer notre style de jeu. Nous devrons prendre certains risques, sans appréhender, c’est important.

DFB.de : Le « petit pois » est-il toujours dangereux ?

Sami Khedira : J’ai joué avec Chicharito au Real Madrid. C’est un joueur qui n’abandonne jamais, c’est un peu le symbole de l’équipe mexicaine. Il se bat toujours sur le terrain et est très bon techniquement. Il n’est pas très imposant sur le terrain, mais a beaucoup de qualités, est tranchant, agressif dans les duels, il ne s’arrête jamais. Chicharito est sûrement le joueur représentant le mieux le Mexique.

DFB.de : Que pensez-vous de Irving Lozano qui a marqué 19 buts la saison passée et emmené son club PSV Eindhoven vers le titre de champion des Pays-Bas ?

Sami Khedira : Je le connais, mais pas encore très bien. Nous allons recevoir des extraits vidéos ces prochains jours de tous les joueurs mexicains et nous allons analyser toutes les séquences ensemble.

DFB.de : Les deux performances fragiles contre l’Autriche et l’Arabie Saoudite pèsent-elles encore sur l’équipe ?

Sami Khedira : Non, nous avons déjà débriefé sur ses matchs, maintenant ils appartiennent au passé. Contre l’Arabie Saoudite, nous aurions dû marquer trois ou quatre buts pendant la première mi-temps. Avec un peu plus de chance, nous les aurions mis. Mais c’est aussi devenu clair que ce n’est pas possible de rejouer comme nous l’avons fait pendant la deuxième mi-temps de ce match. Chaque joueur le sait : si nous réitérions cette performance, nous serons éliminés. Avec de l’intensité répartie sur 90 minutes et non sur les 30 premières minutes, le match aurait été différent. Je pense qu’on a pu voir le potentiel de l’équipe.

DFB.de : Une question souvent posée ces deux dernières semaines : Est-ce forcément aux tenants du titre actuels de remporter cette Coupe du Monde ?

Sami Khedira : Cela fait partie de nos responsabilités. Une équipe a besoin des bons meneurs. Manuel Neuer est un capitaine responsable qui sait mener une équipe. Il a tout gagné. Mais aussi les joueurs comme Mats Hummels, Jérôme Boateng, Toni Kroos, Thomas Müller et moi sont des joueurs qui ont la capacité de diriger, qui le veulent aussi. C’est très important, car il y a beaucoup de jeunes joueurs au sein de l’équipe. Ils sont ambitieux, mais ont besoin d’être orientés. Nous devons former une union parfaite. C’est aux joueurs avec plus d’expérience d’y contribuer.

DFB.de : Toni Kroos a déclaré plusieurs fois que l’équipe devrait devenir plus gênante en tant qu’adversaire. Pensez-vous comme lui ?

Sami Khedira : Notre équipe a beaucoup de qualités. Le danger est de suivre la logique suivante : nous sommes champions du monde, vainqueurs de la Coupe des Confédérations, nous avons beaucoup de qualité et un bel effectif. Non seulement la manière dont nous agirons en tant qu’équipe sera décisive, mais aussi la façon dont nous gérons notre envie de gagner sur le terrain. Ce sont ces derniers pourcents qui décident les matchs et l’issue des tournois. Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Tous les joueurs que nous allons affronter vont redoubler d’efforts contre le champion du monde, vont être plus motivés, plus tranchants. Si nous nous relâchons, nous quitterons le terrain en tant que perdants. Nous avons beaucoup de champions dans notre équipe. Nous devons donner encore plus qu’en 2014.

DFB.de : Comment vous sentez-vous ? Vous avez quand même joué 39 matchs à enjeu la saison passée pour la Juventus de Turin, sans évoquer les matchs avec l’équipe d’Allemagne.

Sami Khedira : Nous avions quelques jours de repos après la fin de saison, pas énormément, mais ces trois jours m’ont suffit. Lors des deux dernières semaines passées à Eppan, j’ai pu faire les derniers réglages, pas au niveau de l’endurance, mais j’ai pu améliorer mon explosivité et ma force. J’ai réellement envie. Je sens que mes batteries sont rechargées. Le plus important, c’est dans la tête. Avec l’âge, j’apprécie de plus en plus les tournois majeurs.

DFB.de : Vous avez parlé de votre condition physique en dernier.

Sami Khedira : J’ai beaucoup travaillé ces deux dernières années. Mais il y a eu cette petite rupture dans ma carrière. J’ai dû beaucoup m’entraîner pour retrouver mon niveau. Depuis deux ans, je me sens très performant. Mais je ne m’en contente pas. J’ai intensément travaillé ces deux dernières semaines.