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Kellond-Knight : « Affronter l’Allemagne est spécial »

L’internationale australienne Elise Kellond-Knight (25 ans) est une star assez discrète du club de Bundesliga Turbine Potsdam. Lors de sa première année en Allemagne, elle n’a pas attiré l’attention des médias. Pourtant, son entraîneur Bernd Schröder (aujourd’hui replacé) est pleinement satisfait de ses performances. Les louanges à son égard le prouvent bien : « Elle est très mobile, forte dans les duels et a une bonne vision du jeu » a déclaré l’entraîneur désormais émérite. « Pour moi, Elise est ce qui se fait de mieux au monde aujourd’hui au poste de milieu de terrain défensif. » Rien que ça. Elle est déjà pleinement intégrée, est la joueuse la plus en forme de l’effectif et peut même encore s’améliorer. Schröder a annoncé que le club vivrait une très belle deuxième saison avec elle dans ses rangs. Le sélectionneur de l’Australie, Alen Stajcic, place constamment ‘KK’ (70 sélections) sur sa feuille de match.

Interview réalisée au printemps 2016.

DFB.de : Madame Kellond-Knight, comment en êtes-vous venue à jouer au football?

Elise-Kellond-Knight : J’ai commencé avec mon grand-frère, James. Il jouait au football et était un modèle que je voulais imiter. Mais cela fait longtemps que James ne joue plus. Peut-être parce que je suis la meilleure des deux !

DFB.de : Vous êtes née à Gold Coast et avez grandi à Brisbane. Vous venez de la côte.

Elise-Kellond-Knight : C’est pour cela que le surf et la voile font partie de mes passe-temps favoris. Je joue aussi au golf et j’adore la photographie. Je visite avec plaisir Potsdam et Berlin, qui sont de superbes villes avec beaucoup de culture. J’aime lire et apprendre, par exemple la langue allemande. Turbine a mis en place un cours d’allemand spécialement pour ses étrangères.

DFB.de : Vous êtes-vous rapidement intégrée à Potsdam ?

Elise-Kellond-Knight : C’était très difficile de s’adapter au début, car Potsdam et l’Australie sont très différents au niveau de la culture, de la mentalité et du football.

DFB.de : Avez-vous un exemple ?

Elise-Kellond-Knight : Tout le monde est si sérieux pendant les entraînements. C’est une indéniable preuve de professionnalisme. Mais je pense qu’à cause de cela, on ne montre pas ouvertement sa personnalité et on essaie avant tout de fonctionner. Nous les Australiennes sommes plus ouvertes, un peu plus détendues, nous rions. Je pense qu’on devrait pouvoir faire plus de blagues pendant les entraînements en Allemagne ! Il est bien possible de rester professionnel malgré tout.

DFB.de : Il est donc nécessaire de s’adapter à beaucoup de nouvelles choses ?

Elise-Kellond-Knight : Il existe des choses qui nécessitent du temps afin de s’y adapter. Cela ne se passe pas en une nuit. Il faut accepter des choses qui paraissent bizarres si l’on veut réussir dans le milieu. C’est inhabituel pour moi de vivre seule dans un appartement. C’était différent en Australie : nous avons toujours vécu à plusieurs. Les journées sont donc très différentes.

DFB.de : Vous êtes-vous faites de bonnes amies au sein de l’effectif ?

Elise-Kellond-Knight : Oui, Tabea Kemme par exemple. Elle est cool, on se ressemble sur beaucoup de points. Sa passion pour le surf, par exemple. Un jour ou l’autre nous irons surfer sur la mer baltique.



L’internationale australienne Elise Kellond-Knight (25 ans) est une star assez discrète du club de Bundesliga Turbine Potsdam. Lors de sa première année en Allemagne, elle n’a pas attiré l’attention des médias. Pourtant, son entraîneur Bernd Schröder (aujourd’hui replacé) est pleinement satisfait de ses performances. Les louanges à son égard le prouvent bien : « Elle est très mobile, forte dans les duels et a une bonne vision du jeu » a déclaré l’entraîneur désormais émérite. « Pour moi, Elise est ce qui se fait de mieux au monde aujourd’hui au poste de milieu de terrain défensif. » Rien que ça. Elle est déjà pleinement intégrée, est la joueuse la plus en forme de l’effectif et peut même encore s’améliorer. Schröder a annoncé que le club vivrait une très belle deuxième saison avec elle dans ses rangs. Le sélectionneur de l’Australie, Alen Stajcic, place constamment ‘KK’ (70 sélections) sur sa feuille de match.

Interview réalisée au printemps 2016.

DFB.de : Madame Kellond-Knight, comment en êtes-vous venue à jouer au football?

Elise-Kellond-Knight : J’ai commencé avec mon grand-frère, James. Il jouait au football et était un modèle que je voulais imiter. Mais cela fait longtemps que James ne joue plus. Peut-être parce que je suis la meilleure des deux !

DFB.de : Vous êtes née à Gold Coast et avez grandi à Brisbane. Vous venez de la côte.

Elise-Kellond-Knight : C’est pour cela que le surf et la voile font partie de mes passe-temps favoris. Je joue aussi au golf et j’adore la photographie. Je visite avec plaisir Potsdam et Berlin, qui sont de superbes villes avec beaucoup de culture. J’aime lire et apprendre, par exemple la langue allemande. Turbine a mis en place un cours d’allemand spécialement pour ses étrangères.

DFB.de : Vous êtes-vous rapidement intégrée à Potsdam ?

Elise-Kellond-Knight : C’était très difficile de s’adapter au début, car Potsdam et l’Australie sont très différents au niveau de la culture, de la mentalité et du football.

DFB.de : Avez-vous un exemple ?

Elise-Kellond-Knight : Tout le monde est si sérieux pendant les entraînements. C’est une indéniable preuve de professionnalisme. Mais je pense qu’à cause de cela, on ne montre pas ouvertement sa personnalité et on essaie avant tout de fonctionner. Nous les Australiennes sommes plus ouvertes, un peu plus détendues, nous rions. Je pense qu’on devrait pouvoir faire plus de blagues pendant les entraînements en Allemagne ! Il est bien possible de rester professionnel malgré tout.

DFB.de : Il est donc nécessaire de s’adapter à beaucoup de nouvelles choses ?

Elise-Kellond-Knight : Il existe des choses qui nécessitent du temps afin de s’y adapter. Cela ne se passe pas en une nuit. Il faut accepter des choses qui paraissent bizarres si l’on veut réussir dans le milieu. C’est inhabituel pour moi de vivre seule dans un appartement. C’était différent en Australie : nous avons toujours vécu à plusieurs. Les journées sont donc très différentes.

DFB.de : Vous êtes-vous faites de bonnes amies au sein de l’effectif ?

Elise-Kellond-Knight : Oui, Tabea Kemme par exemple. Elle est cool, on se ressemble sur beaucoup de points. Sa passion pour le surf, par exemple. Un jour ou l’autre nous irons surfer sur la mer baltique.

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DFB.de : Les Jeux Olympiques se rapprochent. Quelles sont les chances de la sélection australienne ?

Elise-Kellond-Knight : Nous n’y allons pas pour passer des vacances, mais pour gagner une médaille. Nous avons toutes cette ambition-là et nous avons le potentiel pour réaliser de belles choses. Le quart de finale de la dernière Coupe du monde nous a fait faire un immense bond en avant. Nous avons beaucoup gagné en confiance. Notre jeune équipe est très ambitieuse et a faim de victoires. Beaucoup de joueuses évoluent en Allemagne, en Suède et aux Etats-Unis. Cela aide l’équipe, car la saison en Australie est trop courte et le niveau n’est pas si élevé. De plus, Alen Stajcic, qui a repris en main l’équipe, correspond bien à notre mentalité.

DFB.de : Que voulez-vous dire par là ?

Elise-Kellond-Knight : Le style de jeu a évolué. Notre football est devenu ambitieux au niveau de la pression exercée, de la technique et de la tactique. Nous voulons jouer dans la catégorie des meilleures équipes du monde. Nous ne sommes que cinquièmes du classement FIFA pour l’instant, mais nous avons l’impression d’être très proches des équipes du podium. Nous voulons le prouver. Le coach nous a fait progresser.

DFB.de : Vous affrontez la Nouvelle-Zélande les 4 et 7 juin en préparation pour les Jeux Olympiques de Rio.

Elise-Kellond-Knight : Oui, à Ballarat et Melbourne, et nous sommes en plein dans le stage de préparation. Nous nous préparons depuis le 30 mai.

DFB.de : Comment jugez-vous les rencontres de la phase de groupe entre votre sélection et l’Allemagne, le Canada et le Zimbabwe ?

Elise-Kellond-Knight : Tous les adversaires sont difficiles, ils se sont tous qualifiés. Mais contre l’Allemagne, ce sera spécial, car je connais des joueuses évoluant en Bundesliga et dans la vie de tous les jours. Tabea Kemme par exemple.

DFB.de : En avez-vous déjà discuté ?

Elise-Kellond-Knight : Pas beaucoup, car nous étions concentrées sur la Bundesliga. Mais il y a eu un peu de chambrage.

Elise-Kellond-Knight : Tabbi m’a dit récemment qu’elles gagneraient 6-0, mais c’était une blague. J’espère que nous livrerons un bon match et que le résultat sera serré.

DFB.de : Vous êtes footballeuse de l’année en Australie et deuxième meilleure joueuse d’Asie.

Elise-Kellond-Knight : La cérémonie organisée par la fédération asiatique à Kuala Lumpur a malheureusement eu lieu pendant une trêve internationale avec des matchs à jouer pour la sélection, aucune des joueuses n’a donc pu être présente. Mais c’est un honneur d’avoir terminé deuxième. J’en suis très fière. D’être numéro 1 en Australie également. La médaille est accrochée chez moi.

DFB.de : Êtes-vous encore très liée à la maison familiale ?

Elise-Kellond-Knight : Mes parents sont de grands fans et me soutiennent dès qu’ils le peuvent. Ils étaient en Allemagne en 2011 pour la Coupe du monde, au Canada l’an dernier et ils viendront aussi à Rio. Je trouve ça très bien.

DFB.de : Comment le premier contact entre vous et Turbine Potsdam a-t-il eu lieu ?

Elise-Kellond-Knight : Au Brisbane Roar, Nadine Angerer était notre gardienne et m’a mis en contact avec le club. Après huit ans là-bas, je voulais vivre autre chose et surtout me développer davantage.