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Joachim Löw : « Beaucoup d’impatience »

Pour DFB.de, le sélectionneur Joachim Löw revient sur cette année 2019. À quelques mois de la prochaine grande compétition internationale, il évoque la forme de l’équipe, le statut de favori… et son 60e anniversaire.

Comment un sélectionneur fédéral passe-t-il les fêtes de fin d’année ?

Je me réjouis beaucoup à Noël, car c’est l’occasion de passer du temps avec la famille et les amis. Cela me tient à cœur. C’est le moment de consacrer du temps à autre-chose qu’au football.

L’année 2019 touche à sa fin. L’équipe d’Allemagne a terminé première de son groupe de qualification, et n’a perdu qu’une seule fois. Quelle note donneriez-vous à votre équipe ?

Une bonne note. L’équipe a très bien fait son travail, dans des conditions difficiles, face à des défis de taille et malgré les nombreuses blessures des uns et des autres. On a ressenti une grande énergie, un bon esprit d’équipe. Les joueurs ont faim de succès et de bons matchs.

Que manque-t-il pour une très bonne note ?

Cette année, nous avons encore manqué de continuité et de régularité, ce qui est dû au turnover imposé par les blessures. Les automatismes manquaient. Toute équipe voulant remporter un titre a besoin de ces automatismes. Nous avons un léger retard dans ce domaine, car nous avons souvent dû appeler et faire jouer des joueurs différents.

Vous donniez l’impression d’être très satisfait après le tirage au sort difficile pour l’EURO 2020. Que ressentez-vous aujourd’hui ?

Beaucoup d’impatience. C’est un groupe très relevé, et chacun devra aller au bout de ses forces. Les quatre équipes devront sans doute se surpasser pour s’imposer. Allemagne-France, Allemagne-Portugal, et un troisième adversaire qui peut s’avérer compliqué à jouer… et ce, dès le premier tour. Ce sont les matchs auxquels tous les fans veulent assister.

Les fans débattent beaucoup de la capacité de l’équipe à aller chercher le titre. Qu’en pensez-vous ?

Le développement de l’équipe et des individualités n’est pas encore achevée. Nous avons encore besoin de temps. Au cours d’un tournoi, il faut aussi prendre en compte la montée en puissance, l’énergie, la chance, les blessures. Nous voulons dans tous les cas jouer un football attractif et passer le premier tour. Mais il ne faut pas oublier que d’autres équipes sont en avance sur nous en ce qui concerne le rodage du collectif. C’est le cas de la France, des Pays-Bas, de l’Angleterre, de l’Italie.

Les attentes en Allemagne sont malgré tout élevées…

C’est le cas dans tous les pays de football. Les gens rêvent du titre, et notre objectif est également d’aller le plus loin possible. Mais il faut être réaliste. Notre équipe doit encore progresser, comme ce fut le cas pendant des années avant 2014 : elle a dû vivre plusieurs coups d’arrêts avant d’être mûre pour le titre. En tant qu’entraîneur, je fais aussi attention aux perspectives d’avenir, et je pense que cette équipe possède une base solide avec beaucoup de qualité, qui lui permettra de jouer le titre un jour. Mais à l’EURO 2020, nous ne ferons pas encore partie des favoris.

Quelles sont les erreurs de la coupe du monde 2018 que vous souhaitez absolument éviter en 2020 ?

Nous avons beaucoup appris au mondial 2018. Tous les matchs doivent être considérés comme des matchs à élimination directe. Notre confiance en nous avait pris de grandes proportions, nous avions beaucoup d’expérience – j’ai dit beaucoup de choses là-dessus dans notre analyse post-tournoi. Nous sommes désormais dans un groupe avec les champions du monde et les champions d’Europe, mais même avec des adversaires moins huppés, je dirais de faire très attention dès le premier match.

La coupe du monde 2022 se déroulera en hiver, ce qui fait déjà grincer des dents en raison du temps de préparation limité dont disposeront les équipes. Y pensez-vous ?

Lors des 6 prochains mois, je ne consacrerai pas une seule seconde à y penser. Je me focalise uniquement et entièrement sur nos préparatifs pour l’EURO 2020.

Vous fêterez votre 60e anniversaire le 3 février. Cela vous fait-il quelque chose ?

Pas tellement, et je ne sais pas du tout si je le fêterai ou non. En règle générale, je n’organise pas d’anniversaires très à l’avance.

Ce nombre vous fait-il un peu peur ?

Je ne pense pas m’effondrer psychologiquement ce jour-là (rire) ! Mais il est vrai que je me dis parfois : « 60 ans ? Dans le passé, c’était l’âge de la retraite ! » Les temps ont certes changé, mais 60, c’est tout de même nettement différent de 50 ou 40, je le reconnais.

[dfb]

Pour DFB.de, le sélectionneur Joachim Löw revient sur cette année 2019. À quelques mois de la prochaine grande compétition internationale, il évoque la forme de l’équipe, le statut de favori… et son 60e anniversaire.

Comment un sélectionneur fédéral passe-t-il les fêtes de fin d’année ?

Je me réjouis beaucoup à Noël, car c’est l’occasion de passer du temps avec la famille et les amis. Cela me tient à cœur. C’est le moment de consacrer du temps à autre-chose qu’au football.

L’année 2019 touche à sa fin. L’équipe d’Allemagne a terminé première de son groupe de qualification, et n’a perdu qu’une seule fois. Quelle note donneriez-vous à votre équipe ?

Une bonne note. L’équipe a très bien fait son travail, dans des conditions difficiles, face à des défis de taille et malgré les nombreuses blessures des uns et des autres. On a ressenti une grande énergie, un bon esprit d’équipe. Les joueurs ont faim de succès et de bons matchs.

Que manque-t-il pour une très bonne note ?

Cette année, nous avons encore manqué de continuité et de régularité, ce qui est dû au turnover imposé par les blessures. Les automatismes manquaient. Toute équipe voulant remporter un titre a besoin de ces automatismes. Nous avons un léger retard dans ce domaine, car nous avons souvent dû appeler et faire jouer des joueurs différents.

Vous donniez l’impression d’être très satisfait après le tirage au sort difficile pour l’EURO 2020. Que ressentez-vous aujourd’hui ?

Beaucoup d’impatience. C’est un groupe très relevé, et chacun devra aller au bout de ses forces. Les quatre équipes devront sans doute se surpasser pour s’imposer. Allemagne-France, Allemagne-Portugal, et un troisième adversaire qui peut s’avérer compliqué à jouer… et ce, dès le premier tour. Ce sont les matchs auxquels tous les fans veulent assister.

Les fans débattent beaucoup de la capacité de l’équipe à aller chercher le titre. Qu’en pensez-vous ?

Le développement de l’équipe et des individualités n’est pas encore achevée. Nous avons encore besoin de temps. Au cours d’un tournoi, il faut aussi prendre en compte la montée en puissance, l’énergie, la chance, les blessures. Nous voulons dans tous les cas jouer un football attractif et passer le premier tour. Mais il ne faut pas oublier que d’autres équipes sont en avance sur nous en ce qui concerne le rodage du collectif. C’est le cas de la France, des Pays-Bas, de l’Angleterre, de l’Italie.

Les attentes en Allemagne sont malgré tout élevées…

C’est le cas dans tous les pays de football. Les gens rêvent du titre, et notre objectif est également d’aller le plus loin possible. Mais il faut être réaliste. Notre équipe doit encore progresser, comme ce fut le cas pendant des années avant 2014 : elle a dû vivre plusieurs coups d’arrêts avant d’être mûre pour le titre. En tant qu’entraîneur, je fais aussi attention aux perspectives d’avenir, et je pense que cette équipe possède une base solide avec beaucoup de qualité, qui lui permettra de jouer le titre un jour. Mais à l’EURO 2020, nous ne ferons pas encore partie des favoris.

Quelles sont les erreurs de la coupe du monde 2018 que vous souhaitez absolument éviter en 2020 ?

Nous avons beaucoup appris au mondial 2018. Tous les matchs doivent être considérés comme des matchs à élimination directe. Notre confiance en nous avait pris de grandes proportions, nous avions beaucoup d’expérience – j’ai dit beaucoup de choses là-dessus dans notre analyse post-tournoi. Nous sommes désormais dans un groupe avec les champions du monde et les champions d’Europe, mais même avec des adversaires moins huppés, je dirais de faire très attention dès le premier match.

La coupe du monde 2022 se déroulera en hiver, ce qui fait déjà grincer des dents en raison du temps de préparation limité dont disposeront les équipes. Y pensez-vous ?

Lors des 6 prochains mois, je ne consacrerai pas une seule seconde à y penser. Je me focalise uniquement et entièrement sur nos préparatifs pour l’EURO 2020.

Vous fêterez votre 60e anniversaire le 3 février. Cela vous fait-il quelque chose ?

Pas tellement, et je ne sais pas du tout si je le fêterai ou non. En règle générale, je n’organise pas d’anniversaires très à l’avance.

Ce nombre vous fait-il un peu peur ?

Je ne pense pas m’effondrer psychologiquement ce jour-là (rire) ! Mais il est vrai que je me dis parfois : « 60 ans ? Dans le passé, c’était l’âge de la retraite ! » Les temps ont certes changé, mais 60, c’est tout de même nettement différent de 50 ou 40, je le reconnais.

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