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Heynckes-Kovac, interview croisée

Deux entraîneurs aux destins croisés. Jupp Heynckes (73 ans, Bayern Munich) et Niko Kovac (46 ans, Eintracht Francfort) disputeront demain soir à Berlin le dernier match de la saison : la finale de la Coupe d’Allemagne. Heynckes quittera ensuite ses fonctions au Bayern Munich pour laisser sa place à Niko Kovac, nouvel entraîneur du Rekordmeister à partir du 1er juillet. Une double interview signée DFB.de.

DFB.de : Monsieur Heynckes, 75 000 personnes présentes au Stade Olympique ainsi que des millions de téléspectateurs assisteront à votre dernier match en tant qu’entraîneur. Est-il possible de rêver mieux pour ses adieux ?

Jupp Heynckes : La finale de la Coupe d’Allemagne est bien sûr un magnifique événement, mais la finale de la Ligue des champions en aurait été un aussi. En tout cas, l’équipe et moi-même sommes impatients de jouer ce match à Berlin. Cette finale, avec les deux blocs de supporters face à face, est quelque chose d’unique.

DFB.de : Monsieur Kovac, vous êtes un Berlinois. Cela rend-il le match encore plus spécial ?

Niko Kovac : Tout d’abord, arriver jusqu’en finale deux années de suite avec l’Eintracht Francfort est un incroyable succès. Personne ne pensait que nous pouvions y arriver. Pour moi en tant que Berlinois, retourner au stade olympique est bien sûr une cerise sur le gâteau.

DFB.de : La finale était-elle un objectif ?

Niko Kovac : En début de saison, nous avions dit qu’atteindre une fois encore la finale était un objectif. C’était courageux, c’était notre rêve. Nous y sommes parvenus grâce à notre envie hors du commun et plusieurs grands matchs de notre part.

DFB.de : Pour vous aussi, Monsieur Heynckes ? Aviez-vous cette finale en tête lorsque vous êtes revenu en cours de saison ?

Jupp Heynckes : Je ne me suis pas tant projeté que cela. Quand je suis arrivé, l’important était de prendre les mesures appropriées et de les mettre en œuvre. Cette finale prouve toute l’étendue du travail accompli par l’équipe et le club.

DFB.de : Monsieur Kovac, ce match sera également celui des adieux pour vous. Ressentez-vous un mélange de joie et de mélancolie ?

Niko Kovac : Oui, je ressentirai sans doute de la mélancolie après le match. L’Eintracht Francfort est mon premier club de Bundesliga. On m’a donné ma chance il y a deux ans et nous avons tiré le maximum de cette période. Plus personne ne parle de relégation, l’objectif est tout d’un coup devenu « l’Europe » et nous jouons deux finales de coupe d’Allemagne. Mais pour le moment, la joie de pouvoir remporter ce trophée est plus forte que la mélancolie.

DFB.de : Ressentez-vous la même chose ?

Jupp Heynckes : L’excitation avant cette finale est bien sûr très grande, mais j’ai de toute façon déjà fait mes adieux en 2013.

DFB.de : Vous étiez l’entraîneur de l’Eintracht Francfort pendant une saison. Vous connaissez le club de l’intérieur. Pouvez-vous imaginer l’importance de cette finale pour Francfort ?

Jupp Heynckes : Quand on atteint la finale, on veut la gagner, car on ne serait pas un sportif dans le cas contraire. C’est aussi le cas de l’Eintracht, où Niko Kovac fait un très bon travail.

DFB.de : Monsieur Kovac, parlez-nous de l’importance d’un titre pour l’Eintracht. Comment avez-vous ressenti l’ambiance au club et dans la ville l’an dernier, lorsque le club était très près de remporter la finale ?

Niko Kovac : Les fans de l’Eintracht, toute la ville de Francfort désirent ardemment remporter un nouveau titre. Le dernier date d’il y a 30 ans, et cela avait donné lieu à une véritable explosion émotionnelle. Tout le monde, moi compris, voulons absolument exaucer leur vœu. Après notre finale perdue in extremis l’an dernier, les joueurs le mériteraient.

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Deux entraîneurs aux destins croisés. Jupp Heynckes (73 ans, Bayern Munich) et Niko Kovac (46 ans, Eintracht Francfort) disputeront demain soir à Berlin le dernier match de la saison : la finale de la Coupe d’Allemagne. Heynckes quittera ensuite ses fonctions au Bayern Munich pour laisser sa place à Niko Kovac, nouvel entraîneur du Rekordmeister à partir du 1er juillet. Une double interview signée DFB.de.

DFB.de : Monsieur Heynckes, 75 000 personnes présentes au Stade Olympique ainsi que des millions de téléspectateurs assisteront à votre dernier match en tant qu’entraîneur. Est-il possible de rêver mieux pour ses adieux ?

Jupp Heynckes : La finale de la Coupe d’Allemagne est bien sûr un magnifique événement, mais la finale de la Ligue des champions en aurait été un aussi. En tout cas, l’équipe et moi-même sommes impatients de jouer ce match à Berlin. Cette finale, avec les deux blocs de supporters face à face, est quelque chose d’unique.

DFB.de : Monsieur Kovac, vous êtes un Berlinois. Cela rend-il le match encore plus spécial ?

Niko Kovac : Tout d’abord, arriver jusqu’en finale deux années de suite avec l’Eintracht Francfort est un incroyable succès. Personne ne pensait que nous pouvions y arriver. Pour moi en tant que Berlinois, retourner au stade olympique est bien sûr une cerise sur le gâteau.

DFB.de : La finale était-elle un objectif ?

Niko Kovac : En début de saison, nous avions dit qu’atteindre une fois encore la finale était un objectif. C’était courageux, c’était notre rêve. Nous y sommes parvenus grâce à notre envie hors du commun et plusieurs grands matchs de notre part.

DFB.de : Pour vous aussi, Monsieur Heynckes ? Aviez-vous cette finale en tête lorsque vous êtes revenu en cours de saison ?

Jupp Heynckes : Je ne me suis pas tant projeté que cela. Quand je suis arrivé, l’important était de prendre les mesures appropriées et de les mettre en œuvre. Cette finale prouve toute l’étendue du travail accompli par l’équipe et le club.

DFB.de : Monsieur Kovac, ce match sera également celui des adieux pour vous. Ressentez-vous un mélange de joie et de mélancolie ?

Niko Kovac : Oui, je ressentirai sans doute de la mélancolie après le match. L’Eintracht Francfort est mon premier club de Bundesliga. On m’a donné ma chance il y a deux ans et nous avons tiré le maximum de cette période. Plus personne ne parle de relégation, l’objectif est tout d’un coup devenu « l’Europe » et nous jouons deux finales de coupe d’Allemagne. Mais pour le moment, la joie de pouvoir remporter ce trophée est plus forte que la mélancolie.

DFB.de : Ressentez-vous la même chose ?

Jupp Heynckes : L’excitation avant cette finale est bien sûr très grande, mais j’ai de toute façon déjà fait mes adieux en 2013.

DFB.de : Vous étiez l’entraîneur de l’Eintracht Francfort pendant une saison. Vous connaissez le club de l’intérieur. Pouvez-vous imaginer l’importance de cette finale pour Francfort ?

Jupp Heynckes : Quand on atteint la finale, on veut la gagner, car on ne serait pas un sportif dans le cas contraire. C’est aussi le cas de l’Eintracht, où Niko Kovac fait un très bon travail.

DFB.de : Monsieur Kovac, parlez-nous de l’importance d’un titre pour l’Eintracht. Comment avez-vous ressenti l’ambiance au club et dans la ville l’an dernier, lorsque le club était très près de remporter la finale ?

Niko Kovac : Les fans de l’Eintracht, toute la ville de Francfort désirent ardemment remporter un nouveau titre. Le dernier date d’il y a 30 ans, et cela avait donné lieu à une véritable explosion émotionnelle. Tout le monde, moi compris, voulons absolument exaucer leur vœu. Après notre finale perdue in extremis l’an dernier, les joueurs le mériteraient.

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