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Halstenberg : « Comme une finale avant l’heure »

Joueur cadre du RB Leipzig et international allemand, Marcel Halstenberg s’apprête à disputer les 1/8e de finale de la DFB Pokal mardi prochain (18h30), sur le terrain de l’Eintracht Francfort. Le latéral gauche se confie sur la coupe, son entraîneur Julian Nagelsmann et l’EURO 2020.

DFB.de : Monsieur Halstenberg, la saison dernière vous êtes arrivé en finale de la coupe d’Allemagne avec le RB Leipzig. Quel est votre objectif cette année ?

Marcel Halstenberg : C’était incroyable d’aller jusqu’en finale. La semaine qui précédait le match, on pouvait sentir qu’il se passait quelque chose dans la ville et dans la région. C’était un grand évènement et c’était beau de voir les fans des deux clubs qui se faisaient face. À titre personnel, ça aurait été l’occasion de remporter pour la première fois une finale d’une compétition importante. Malheureusement ça ne s’est pas déroulé selon nos plans. Mais c’est une motivation en plus pour retourner en finale et faire mieux cette fois-ci.

DFB.de : Comment voyez-vous l’Eintracht Francfort, contre qui vous avez récemment perdu en championnat ?

Halstenberg : Ils ont eu des hauts et des bas cette année. Certes, ils ont un peu plus de difficultés cette saison qu’il y a deux ou trois ans, mais c’est tout de même une rencontre difficile qui nous attend. Ça sera intéressant, leurs fans sont de véritables passionnés, ils mettent le feu pendant 90 minutes. C’est toujours un plaisir de disputer ce genre de matchs. C’est une sorte de finale avant l’heure, une seule équipe pourra atteindre le tour suivant et on s’attend à devoir lutter jusqu’au bout, pourquoi pas jusqu’aux tirs au but.

DFB.de : Vous avez beaucoup de jeunes joueurs qui sont convoités par les autres clubs. Est-il possible que vous perdiez certains éléments importants ?

Halstenberg : Il faut demander ça au directeur sportif, Markus Krösche. Tout ce que je peux dire, c’est que jusqu’à présent le club a toujours fait en sorte de conserver la colonne vertébrale du groupe, afin de développer une équipe compétitive. Malgré cela, Diego Demme est parti à Naples, nous avons perdu un super joueur mais il a pu ainsi réaliser son rêve et les dirigeants ont été compréhensifs. Nous avons d’autres bons joueurs à son poste, d’autant plus avec le retour de blessure de Kevin Kampl. Konrad Laimer a aussi réalisé de très bons matchs au milieu, et Tyler Adams est également de retour après une longue blessure. Mais pour revenir à votre question : bien sûr, nous allons perdre des joueurs, ça fait partie du jeu. Et plus nous progressons, plus l’attention se porte sur notre équipe. Mais quand arrive le mercato, je ne pars pas du principe que quatre ou cinq éléments importants seront vendus.

DFB.de : Quel est l’influence de Julian Nagelsmann depuis qu’il est devenu votre entraîneur ?

Halstenberg : Nous travaillons de manière très intensive, nous avons souvent deux sessions d’entraînement dans une même journée, ou deux séances d’analyse vidéo. Nous parlons beaucoup de jeu, de la façon dont nous devons nous comporter avec et sans le ballon. Il nous montre comment nous devons réagir dans certaines situations et même s’il nous laisse une certaine liberté sur le terrain, il veille tout de même à ce que ses principes soient totalement appliqués.

DFB.de : Les latéraux jouent un rôle très important dans l’animation offensive chez Nagelsmann. Ça a été un changement pour vous ?

Halstenberg : Oui et non. Ralf Rangnick nous demandait aussi de beaucoup monter, évidemment sans négliger pour autant nos tâches défensives. Mais avec Nagelsmann, on doit vraiment chercher à être décisif dans la zone de vérité.

DFB.de : Comment avez-vous réagi quand le magazine Kicker vous a classé parmi les meilleurs défenseurs de la Bundesliga ?

Halstenberg : Bien sûr c’est une belle récompense. Néanmoins, ça ne sert à rien d’avoir effectué une bonne phase aller si je m’affaiblis en deuxième moitié de saison. Car au final, ce n’est qu’après la phase retour qu’on peut parler de réussite.

DFB.de : Quand on se penche sur votre parcours jusqu’en équipe nationale, on se pose la question suivante : pourquoi n’êtes-vous pas resté à Dortmund, et pourquoi avez-vous dû faire un détour par le FC Sankt Pauli en 2e division ?

Halstenberg : Dortmund et Sankt Pauli ont été des étapes importantes dans ma carrière. Je me suis construit petit à petit. Quand j’étais à Dortmund, Jürgen Klopp était encore l’entraîneur. De manière générale, il trouvait que j’avais un bon pied gauche et aimait ma participation au jeu. Mais à l’époque le BVB était vraiment très fort, l’équipe avait fait le doublé coupe-championnat et était allé jusqu’en finale de champions league. Donc c’était difficile pour moi de gagner ma place. Même si d’autres jeunes joueurs ont joué un rôle important à l’époque, je n’étais tout simplement pas encore prêt.

DFB.de : Changement de sujet : l’EURO 2020, vous y pensez souvent ?

Halstenberg : Oui, c’est un de mes objectifs de faire partie du groupe. Je pense que c’est possible, j’ai eu de bonnes sensations lors des dernières sélections et j’ai gagné en confiance. Si je continue à être bon en club, j’espère être sélectionné.

DFB.de : Il y a beaucoup de nouveaux jeunes joueurs en équipe nationale désormais. Dans quelle mesure l’équipe s’est-elle déjà trouvée ?

Halstenberg : Nous avons beaucoup de bons joueurs. Bien entendu, tout n’est pas encore parfait. Mais je pense que nous avons nos chances pour cet EURO, nous avons beaucoup de jeunes joueurs avec beaucoup de talent et très ambitieux.

DFB.de : L’Allemagne affrontera la France, le Portugal et un dernier adversaire à déterminer. Un groupe relevé, comment l’évaluez-vous ?

Halstenberg : J’ai vu que la Hongrie pouvait encore se qualifier. J’aimerais bien rencontrer mes coéquipiers en club Peter Gulacsi et Willi Orban. On jouera contre les champions du monde et champions d’Europe en titre, ça ne sera pas facile mais je pense que c’est jouable.

DFB.de: Quels sont les favoris, selon vous ?

Halstenberg : Il y a beaucoup de bonnes équipes, comme les Pays-Bas ou la France par exemple. Ne serait-ce qu’à Leipzig, nous avons déjà plusieurs très bons joueurs français. Donc pour l’instant je dirais que la France est favorite. [dfb]


Joueur cadre du RB Leipzig et international allemand, Marcel Halstenberg s’apprête à disputer les 1/8e de finale de la DFB Pokal mardi prochain (18h30), sur le terrain de l’Eintracht Francfort. Le latéral gauche se confie sur la coupe, son entraîneur Julian Nagelsmann et l’EURO 2020.

DFB.de : Monsieur Halstenberg, la saison dernière vous êtes arrivé en finale de la coupe d’Allemagne avec le RB Leipzig. Quel est votre objectif cette année ?

Marcel Halstenberg : C’était incroyable d’aller jusqu’en finale. La semaine qui précédait le match, on pouvait sentir qu’il se passait quelque chose dans la ville et dans la région. C’était un grand évènement et c’était beau de voir les fans des deux clubs qui se faisaient face. À titre personnel, ça aurait été l’occasion de remporter pour la première fois une finale d’une compétition importante. Malheureusement ça ne s’est pas déroulé selon nos plans. Mais c’est une motivation en plus pour retourner en finale et faire mieux cette fois-ci.

DFB.de : Comment voyez-vous l’Eintracht Francfort, contre qui vous avez récemment perdu en championnat ?

Halstenberg : Ils ont eu des hauts et des bas cette année. Certes, ils ont un peu plus de difficultés cette saison qu’il y a deux ou trois ans, mais c’est tout de même une rencontre difficile qui nous attend. Ça sera intéressant, leurs fans sont de véritables passionnés, ils mettent le feu pendant 90 minutes. C’est toujours un plaisir de disputer ce genre de matchs. C’est une sorte de finale avant l’heure, une seule équipe pourra atteindre le tour suivant et on s’attend à devoir lutter jusqu’au bout, pourquoi pas jusqu’aux tirs au but.

DFB.de : Vous avez beaucoup de jeunes joueurs qui sont convoités par les autres clubs. Est-il possible que vous perdiez certains éléments importants ?

Halstenberg : Il faut demander ça au directeur sportif, Markus Krösche. Tout ce que je peux dire, c’est que jusqu’à présent le club a toujours fait en sorte de conserver la colonne vertébrale du groupe, afin de développer une équipe compétitive. Malgré cela, Diego Demme est parti à Naples, nous avons perdu un super joueur mais il a pu ainsi réaliser son rêve et les dirigeants ont été compréhensifs. Nous avons d’autres bons joueurs à son poste, d’autant plus avec le retour de blessure de Kevin Kampl. Konrad Laimer a aussi réalisé de très bons matchs au milieu, et Tyler Adams est également de retour après une longue blessure. Mais pour revenir à votre question : bien sûr, nous allons perdre des joueurs, ça fait partie du jeu. Et plus nous progressons, plus l’attention se porte sur notre équipe. Mais quand arrive le mercato, je ne pars pas du principe que quatre ou cinq éléments importants seront vendus.

DFB.de : Quel est l’influence de Julian Nagelsmann depuis qu’il est devenu votre entraîneur ?

Halstenberg : Nous travaillons de manière très intensive, nous avons souvent deux sessions d’entraînement dans une même journée, ou deux séances d’analyse vidéo. Nous parlons beaucoup de jeu, de la façon dont nous devons nous comporter avec et sans le ballon. Il nous montre comment nous devons réagir dans certaines situations et même s’il nous laisse une certaine liberté sur le terrain, il veille tout de même à ce que ses principes soient totalement appliqués.

DFB.de : Les latéraux jouent un rôle très important dans l’animation offensive chez Nagelsmann. Ça a été un changement pour vous ?

Halstenberg : Oui et non. Ralf Rangnick nous demandait aussi de beaucoup monter, évidemment sans négliger pour autant nos tâches défensives. Mais avec Nagelsmann, on doit vraiment chercher à être décisif dans la zone de vérité.

DFB.de : Comment avez-vous réagi quand le magazine Kicker vous a classé parmi les meilleurs défenseurs de la Bundesliga ?

Halstenberg : Bien sûr c’est une belle récompense. Néanmoins, ça ne sert à rien d’avoir effectué une bonne phase aller si je m’affaiblis en deuxième moitié de saison. Car au final, ce n’est qu’après la phase retour qu’on peut parler de réussite.

DFB.de : Quand on se penche sur votre parcours jusqu’en équipe nationale, on se pose la question suivante : pourquoi n’êtes-vous pas resté à Dortmund, et pourquoi avez-vous dû faire un détour par le FC Sankt Pauli en 2e division ?

Halstenberg : Dortmund et Sankt Pauli ont été des étapes importantes dans ma carrière. Je me suis construit petit à petit. Quand j’étais à Dortmund, Jürgen Klopp était encore l’entraîneur. De manière générale, il trouvait que j’avais un bon pied gauche et aimait ma participation au jeu. Mais à l’époque le BVB était vraiment très fort, l’équipe avait fait le doublé coupe-championnat et était allé jusqu’en finale de champions league. Donc c’était difficile pour moi de gagner ma place. Même si d’autres jeunes joueurs ont joué un rôle important à l’époque, je n’étais tout simplement pas encore prêt.

DFB.de : Changement de sujet : l’EURO 2020, vous y pensez souvent ?

Halstenberg : Oui, c’est un de mes objectifs de faire partie du groupe. Je pense que c’est possible, j’ai eu de bonnes sensations lors des dernières sélections et j’ai gagné en confiance. Si je continue à être bon en club, j’espère être sélectionné.

DFB.de : Il y a beaucoup de nouveaux jeunes joueurs en équipe nationale désormais. Dans quelle mesure l’équipe s’est-elle déjà trouvée ?

Halstenberg : Nous avons beaucoup de bons joueurs. Bien entendu, tout n’est pas encore parfait. Mais je pense que nous avons nos chances pour cet EURO, nous avons beaucoup de jeunes joueurs avec beaucoup de talent et très ambitieux.

DFB.de : L’Allemagne affrontera la France, le Portugal et un dernier adversaire à déterminer. Un groupe relevé, comment l’évaluez-vous ?

Halstenberg : J’ai vu que la Hongrie pouvait encore se qualifier. J’aimerais bien rencontrer mes coéquipiers en club Peter Gulacsi et Willi Orban. On jouera contre les champions du monde et champions d’Europe en titre, ça ne sera pas facile mais je pense que c’est jouable.

DFB.de: Quels sont les favoris, selon vous ?

Halstenberg : Il y a beaucoup de bonnes équipes, comme les Pays-Bas ou la France par exemple. Ne serait-ce qu’à Leipzig, nous avons déjà plusieurs très bons joueurs français. Donc pour l’instant je dirais que la France est favorite. ###more###