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Dennis Grote (RW Essen) : « Ce sera hyper difficile »

Champion d’Allemagne en 1955, Rot-Weiss Essen végète dans les divisions inférieures du football allemand depuis plusieurs dizaines d’années. Actuellement pensionnaire de Regionalliga West (quatrième division), le club de la Ruhr est en tête du championnat avec 15 victoires et 5 nuls en 20 rencontres, à quoi est récemment venu s’ajouter une place en huitièmes de finale de la Coupe d’Allemagne que le RWE disputera soit contre l’Eintracht Francfort, soit le Bayer Leverkusen. Un excellent bilan que le club doit en grande partie à son meneur de jeu : Dennis Grote, champion d’Europe U21 en 2009 avec l’Allemagne. Entretien exclusif avec un joueur d’expérience.

DFB.de : Monsieur Grote, comment avez-vous vécu le tirage au sort des huitièmes de finale ?

Dennis Grote : Je l’ai vécu depuis chez moi, devant la télévision, avec ma famille – comme tous mes coéquipiers, entraîneurs et membres du staff. On n’avait pas bien le choix par les temps qui courent. Comme pour le deuxième tour, on a été tiré en premier, ce qui a créé un immense suspense, car on pouvait alors tomber sur n’importe qui.

DFB.de : Et le tirage vous a offert comme adversaire l’Eintracht Francfort ou le Bayer Leverkusen, qui se disputeront la qualification le 12 janvier. Comment avez-vous réagi ?

Dennis Grote : Ce n’est certainement pas le tirage qu’on espérait. Pour être honnête, on aurait préféré éviter une équipe du haut de tableau de la Bundesliga pour le moment, afin d’avoir une plus grande chance de passer. Peu importe qui ce sera : sportivement, ce sera hyper difficile.

DFB.de : Aviez-vous une petite préférence personnelle avant le tirage ?

Dennis Grote : Non, mais après avoir éliminé l’Arminia Bielefeld et le Fortuna Düsseldorf, j’aurais aimé affronter le VfL Bochum, mon ancien club, ou encore le FC Schalke 04. Cela aurait donné des derbys intéressants pour nos fans. Mais ce sera peut-être pour plus tard (rire).

DFB.de : À votre avis, qui sera votre prochain adversaire ?

Dennis Grote : Les deux équipes viennent de s’affronter en Bundesliga. En gagnant 2-1, l’Eintracht a prouvé qu’il avait un niveau équivalent à celui du Bayer 04. Mais dans l’ensemble, je pense que Leverkusen est un brin plus fort et s’imposera à domicile. Ce n’est pas par hasard si Leverkusen est allé en finale la saison dernière et terminé premier de son groupe en Europa League, tout en jouant les premiers rôles en championnat.

DFB.de : Rot-Weiss Essen s’est qualifié en huitièmes de finale pour la première fois depuis 13 ans. Qu’est-ce que cela signifie pour le club ?

Dennis Grote : Faire partie des 16 meilleurs est vraiment quelque chose de spécial pour une équipe de Regionalliga. De plus, on est la seule équipe de quatrième division encore en lice, ce qui nous donne un statut unique. Pas même un club de troisième division n’a réussi à se qualifier. Partout dans le pays, les gens vont s’intéresser à nous. C’est énorme pour le RWE, et c’est aussi intéressant financièrement. Les sommes attribuées en coupe d’Allemagne ne sont pas des bénéfices réalisables en Regionalliga.

DFB.de : Vous avez une longue carrière derrière vous, au cours de laquelle vous n’avez disputé qu’un seul huitième de finale du DFB-Pokal : c’était en 2006 avec Bochum, pour une défaite 4-1 face au VfB Stuttgart. Quels souvenirs gardez-vous de cette compétition ?

Dennis Grote : C’est vrai qu’en ce qui me concerne, j’ai presque toujours été éliminé dès les deux premiers tours. Le plus souvent, je jouais pour l’équipe issue des divisions inférieures. Mais on a quand même créé quelques surprises, comme avec Preußen Münster contre le Werder Brême, ou encore cette année avec RWE. On va maintenant travailler pour que je vive enfin un quart de finale à mon âge avancé (rire).

DFB.de : Les victoires contre Bielefeld et Düsseldorf sont-ils des matchs-référence ?

Dennis Grote : Lors des deux matchs, on a su très bien défendre, tout en profitant des récupérations pour lancer des contre-attaques dangereuses. C’était du bon travail. En huitième de finale, on ne va certainement pas attaquer à tout-va. On essayera là-encore de maintenir le plus possible l’adversaire à l’écart de notre but. Mais le Bayer Leverkusen et l’Eintracht Francfort sont des équipes d’un tout autre niveau.

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Champion d’Allemagne en 1955, Rot-Weiss Essen végète dans les divisions inférieures du football allemand depuis plusieurs dizaines d’années. Actuellement pensionnaire de Regionalliga West (quatrième division), le club de la Ruhr est en tête du championnat avec 15 victoires et 5 nuls en 20 rencontres, à quoi est récemment venu s’ajouter une place en huitièmes de finale de la Coupe d’Allemagne que le RWE disputera soit contre l’Eintracht Francfort, soit le Bayer Leverkusen. Un excellent bilan que le club doit en grande partie à son meneur de jeu : Dennis Grote, champion d’Europe U21 en 2009 avec l’Allemagne. Entretien exclusif avec un joueur d’expérience.

DFB.de : Monsieur Grote, comment avez-vous vécu le tirage au sort des huitièmes de finale ?

Dennis Grote : Je l’ai vécu depuis chez moi, devant la télévision, avec ma famille – comme tous mes coéquipiers, entraîneurs et membres du staff. On n’avait pas bien le choix par les temps qui courent. Comme pour le deuxième tour, on a été tiré en premier, ce qui a créé un immense suspense, car on pouvait alors tomber sur n’importe qui.

DFB.de : Et le tirage vous a offert comme adversaire l’Eintracht Francfort ou le Bayer Leverkusen, qui se disputeront la qualification le 12 janvier. Comment avez-vous réagi ?

Dennis Grote : Ce n’est certainement pas le tirage qu’on espérait. Pour être honnête, on aurait préféré éviter une équipe du haut de tableau de la Bundesliga pour le moment, afin d’avoir une plus grande chance de passer. Peu importe qui ce sera : sportivement, ce sera hyper difficile.

DFB.de : Aviez-vous une petite préférence personnelle avant le tirage ?

Dennis Grote : Non, mais après avoir éliminé l’Arminia Bielefeld et le Fortuna Düsseldorf, j’aurais aimé affronter le VfL Bochum, mon ancien club, ou encore le FC Schalke 04. Cela aurait donné des derbys intéressants pour nos fans. Mais ce sera peut-être pour plus tard (rire).

DFB.de : À votre avis, qui sera votre prochain adversaire ?

Dennis Grote : Les deux équipes viennent de s’affronter en Bundesliga. En gagnant 2-1, l’Eintracht a prouvé qu’il avait un niveau équivalent à celui du Bayer 04. Mais dans l’ensemble, je pense que Leverkusen est un brin plus fort et s’imposera à domicile. Ce n’est pas par hasard si Leverkusen est allé en finale la saison dernière et terminé premier de son groupe en Europa League, tout en jouant les premiers rôles en championnat.

DFB.de : Rot-Weiss Essen s’est qualifié en huitièmes de finale pour la première fois depuis 13 ans. Qu’est-ce que cela signifie pour le club ?

Dennis Grote : Faire partie des 16 meilleurs est vraiment quelque chose de spécial pour une équipe de Regionalliga. De plus, on est la seule équipe de quatrième division encore en lice, ce qui nous donne un statut unique. Pas même un club de troisième division n’a réussi à se qualifier. Partout dans le pays, les gens vont s’intéresser à nous. C’est énorme pour le RWE, et c’est aussi intéressant financièrement. Les sommes attribuées en coupe d’Allemagne ne sont pas des bénéfices réalisables en Regionalliga.

DFB.de : Vous avez une longue carrière derrière vous, au cours de laquelle vous n’avez disputé qu’un seul huitième de finale du DFB-Pokal : c’était en 2006 avec Bochum, pour une défaite 4-1 face au VfB Stuttgart. Quels souvenirs gardez-vous de cette compétition ?

Dennis Grote : C’est vrai qu’en ce qui me concerne, j’ai presque toujours été éliminé dès les deux premiers tours. Le plus souvent, je jouais pour l’équipe issue des divisions inférieures. Mais on a quand même créé quelques surprises, comme avec Preußen Münster contre le Werder Brême, ou encore cette année avec RWE. On va maintenant travailler pour que je vive enfin un quart de finale à mon âge avancé (rire).

DFB.de : Les victoires contre Bielefeld et Düsseldorf sont-ils des matchs-référence ?

Dennis Grote : Lors des deux matchs, on a su très bien défendre, tout en profitant des récupérations pour lancer des contre-attaques dangereuses. C’était du bon travail. En huitième de finale, on ne va certainement pas attaquer à tout-va. On essayera là-encore de maintenir le plus possible l’adversaire à l’écart de notre but. Mais le Bayer Leverkusen et l’Eintracht Francfort sont des équipes d’un tout autre niveau.

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