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Coupe du Monde 1990 : Brehme, un penalty pour l’histoire

Cet été, l’Allemagne participera pour la 19ème fois à une phase finale de Coupe du Monde. En attendant le coup d’envoi du Mondial en Russie, DFB.fr vous propose de revenir sur des moments marquants de l’histoire de la Mannschaft en Coupe du Monde. Retour aujourd’hui sur une finale de la Coupe du Monde 1990, une finale mythique remportée 1-0 face à l'Argentine sur un penalty inoubliable d'Andreas Brehme.

Tout sauf un hasard

8 juillet 1990 à Rome – finale de Coupe du Monde : Allemagne / Argentine 1-0

Avant le match :

Quatre ans après avoir échoué en finale du Mondial 1986 face à l’Argentine, l’Allemagne a l’occasion à Rome de prendre sa revanche sur l’Albiceleste et de s’adjuger un troisième sacre en Coupe du Monde après les victoires de 1954 et 1974. Cinq joueurs de l’équipe finaliste au Mondial mexicain figurent de nouveau dans le groupe sélectionné par Franz Beckenbauer : Lothar Matthäus, Rudi Völler, Thomas Berthold ainsi que Pierre Littbarski et Klaus Augenthaler, remplaçants en 1986. Ces deux derniers sont cette fois titulaires pour cette finale à Rome, tout comme leur coéquipier au FC Cologne Thomas Häßler. Pour le « Kaiser » il s’agit également de prendre sa revanche sur le sélectionneur argentin Carlos Bilardo, déjà en poste quatre ans plus tôt.

En 2006, Berti Vogts, l’adjoint de Franz Beckenbauer durant cette Coupe du Monde, s’est confié à Sport Bild à propos de la discussion qu’il eut avec le « Kaiser » à l’hôtel la veille de la finale. « Franz s’est allumé une cigarette et a lancé : « Nous sommes déjà champions du monde. Les Argentins ont des blessés et des suspendus, notre composition tiendra le coup. Nous insisterons en jouant sur les ailes. » « Avec qui ? » ai-je demandé. « Avec Olaf Thon » a-t-il répondu. Thon avait remplacé Pierre Littbarski pendant la demi-finale et il lui avait promis de le laisser dans le onze. « Ça ne va pas » ai-je dit. « Tu avais promis à Littbarski avant la demi-finale qu’il serait titulaire en finale car nous devions battre l’Argentine avec lui et Häßler sur les ailes. » Franz se leva et s’en alla furieux dans sa chambre. Le lendemain il afficha le onze de départ au tableau avec Littbarski et Häßler sur les ailes et dit « Cette équipe sera championne du monde, sans le moindre doute. » La grande question était aussi de savoir, qui allait s’occuper de Diego Maradona pendant la finale ? Cette fois Franz Beckenbauer apporta une toute autre réponse qu’en 1986. Ce ne fut pas Matthäus, en raison de son apport offensif que Franz ne voulait pas sacrifier, mais c’est Guido Buchwald qui reçut pour mission de museler Maradona. Franz déclara : « Notre joueur le plus important ne peut pas être assigné à une tâche spéciale ». L’importance de Lothar Matthäus n’avait cessé de croitre lors de ces quatre dernières années. »

Le match :

L’Allemagne se présente le 8 juillet 1990 au Stadio Olimpico de Rome avec la ferme intention de prendre sa revanche sur l’Albiceleste. Pour atteindre cette finale, les joueurs de Franz Beckenbauer ont d’abord terminé en tête de leur groupe en devançant la Yougoslavie, la Colombie et les Émirats arabes unis. Les Allemands ont ensuite éliminé les Pays-Bas, la Tchécoslovaquie et l’Angleterre lors des matchs à élimination directe. 40 000 supporters sont présents à Rome pour soutenir leur équipe. Beaucoup d’entre eux ne possèdent pas de billets pour voir le match mais la ferveur allemande est immense dans les rues de Rome et aux alentours du stade. Plus nombreux en tribunes, les Allemands sont soutenus par les supporters italiens qui ont vu leur équipe nationale se faire éliminer par l’Argentine en demi-finale. Les Allemands bénéficient également du soutien des italiens en raison de la présence de deux Romains dans leur effectif – Berthold et Völler.

Le coup d’envoi est donné à 20h. Le monde entier a les yeux rivés sur cette finale suivie par 1,5 milliards de téléspectateurs. Karl-Heinz Rummenigge, présent en tant que joueur lors des Coupes du Monde 1982 et 1986, est cette fois au micro pour commenter le match pour l’ARD aux côtés de Gerd Rubenbauer.

La première mi-temps de cette finale n’atteint pas des sommets d’intensité. À part une volée de Rudi Völler en tout début de match, les occasions allemandes sont rares. Les Argentins sont repliés en défense et semblent refuser le jeu, ce que Karl-Heinz Rummenigge de manque pas de mentionner à l’antenne : « Cela va totalement à l’encontre du style de jeu sud-américain. » Les spectateurs du Stadio Olimpico assistent un premier acte timide de la part des deux équipes. Les Allemands tentent de déstabiliser une solide équipe argentine mais refusent de trop se livrer, le spectre d’une troisième défaite consécutive en finale est bien sûr dans toutes les têtes allemandes.

Les Allemands se montrent plus incisifs en seconde période et sont tous proches d’obtenir un penalty à la 58ème minute suite au sauvetage confus du défenseur Monzon sur la ligne de but. Gerd Rubenbauer prononce alors une phrase mémorable : « J’ose le dire : l’Allemagne ne sera pas championne du Monde sur penalty ! » Même si l’Allemagne se retrouve en supériorité numérique suite à l’expulsion de Monzon, coupable d’un horrible tacle sur Jürgen Klinsmann, la suite du match ne donnera pourtant pas raison au célèbre commentateur de l’ARD. Lancé par Lothar Matthäus, Rudi Völler entre dans la surface et est déséquilibré par Sensini. La charge n’est pas spectaculaire mais le défenseur argentin ne joue pas le ballon et Völler s’écroule dans la surface. Malgré les protestations des Argentins auprès de l’arbitre mexicain Edgardo Codesal Mendez, le penalty est bien accordé aux Allemands. Andreas Brehme, joueur de l’Inter Milan, se charge de tirer ce penalty qui représente une occasion unique de s’adjuger un troisième titre mondial l’année même de la réunification allemande. « Je n’ai pas pensé à l’importance que pouvait avoir ce penalty, je n’y ai tout simplement pas pensé » confie Andreas Brehme après le match. Avant que Brehme ne s’élance, Völler lui glissa dans l’oreille : « Si tu la mets au fond, Andy, nous sommes champions du monde. »

Brehme ne tremble pas et ajuste Goicoechea, le portier de l’Albiceleste. L’Allemagne prend enfin les devants dans cette rencontre. Il reste moins de cinq minutes à jouer, les Allemands tiennent leur troisième sacre mondial. Les hommes de Franz Beckenbauer restent solides jusqu’au coup de sifflet final : l’Allemagne est championne du monde pour la troiième fois de son histoire !

Cette victoire est tout sauf un hasard. En Allemagne, des millions de personnes célèbrent la victoire dans les rues, cette année 1990 est décidemment l’année des Allemands. « Je suis désolé pour le reste du monde mais nous ne serons plus les perdants pour les années à venir » déclare Franz Beckenbauer à l’issue de cette finale. Là-dessus, le Kaiser ne s’est pas beaucoup trompé.

Les réactions après le match :

Franz Beckenbauer : « Je n’ai jamais vu une équipe championne du monde aussi méritante. Pour moi c’était déjà clair avant le match que nous allions être champions du monde. Nous avons été la meilleure équipe et je n’ai vu aucune autre équipe durant ce tournoi qui aurait pu rivaliser avec nous. Aujourd’hui nous avons fait preuve de beaucoup de patience dans notre jeu et c’est ce qui a fait la différence. Nous avons acculé les Argentins dans leur moitié de terrain. Malheureusement l’Argentine n’a pas joué et a seulement tenté de de contrer nos plans. C’est pourquoi nous ne pouvons pas parler d’une grande finale. »

Le chancelier Helmut Kohl : « Nous sommes fiers de vous. Sur le terrain comme en dehors, vous avez représenté notre pays de façon incroyable. »

Andreas Brehme : « Le match nous a demandé énormément d’énergie. Les Argentins n’avaient aucune chance contre nous. »

Lothar Matthäus : « Nous avons cherché à inscrire un but pendant 90 minutes et au bout nous sommes champions du monde de façon méritée. Le secret de notre réussite s’appelle avant tout Franz Beckenbauer, qui a ramené le football allemand à sa place, à savoir sur le toit du monde. »

Diego Maradona (Argentine) : « J’aurais préféré perdre sur le score de 4-0 que sur un tel penalty. L’arbitre a tout fait pour faire plaisir à tout le monde, aux Italiens, à son chef et à la Fifa. Il a détruit tout ce que nous avions construit. »

Carlos Menem (président argentin) : « Nous sommes les vainqueurs du point de vue de la morale, le penalty est un vrai scandale. Dommage qu’un mauvais arbitre ait décidé de l’issue de la Coupe du Monde. »

« 1-0 à Rome lors de la grande finale. L’équipe de Beckenbauer était supérieure et a mérité sa victoire. » (Kicker)

« Seule l’Allemagne a mérité ce titre mondial. Du début jusqu’à la fin, les Allemands ont laissé une fantastique impression de maîtrise et de force. La finale a permis à la meilleure équipe de s’imposer, même si le niveau de jeu n’était pas vraiment exceptionnel. » (France Soir/Paris)

« L’année de l’Allemagne. 1990 restera pour l’Allemagne l’année durant laquelle tout est rentré dans l’ordre. » (Liberation / Frankreich)

Le 11 allemand : Illgner – Berthold (Reuter, 74ème), Augenthaler, Kohler, Brehme – Littbarski, Matthäus, Buchwald, Häßler – Völler, Klinsmann

Sélectionneur : Franz Beckenbauer

But : 1-0 Brehme (sp, 85ème)

Stade : Stade olympique de Rome

Spectateurs : 73 603

[DFB ]

Cet été, l’Allemagne participera pour la 19ème fois à une phase finale de Coupe du Monde. En attendant le coup d’envoi du Mondial en Russie, DFB.fr vous propose de revenir sur des moments marquants de l’histoire de la Mannschaft en Coupe du Monde. Retour aujourd’hui sur une finale de la Coupe du Monde 1990, une finale mythique remportée 1-0 face à l'Argentine sur un penalty inoubliable d'Andreas Brehme.

Tout sauf un hasard

8 juillet 1990 à Rome – finale de Coupe du Monde : Allemagne / Argentine 1-0

Avant le match :

Quatre ans après avoir échoué en finale du Mondial 1986 face à l’Argentine, l’Allemagne a l’occasion à Rome de prendre sa revanche sur l’Albiceleste et de s’adjuger un troisième sacre en Coupe du Monde après les victoires de 1954 et 1974. Cinq joueurs de l’équipe finaliste au Mondial mexicain figurent de nouveau dans le groupe sélectionné par Franz Beckenbauer : Lothar Matthäus, Rudi Völler, Thomas Berthold ainsi que Pierre Littbarski et Klaus Augenthaler, remplaçants en 1986. Ces deux derniers sont cette fois titulaires pour cette finale à Rome, tout comme leur coéquipier au FC Cologne Thomas Häßler. Pour le « Kaiser » il s’agit également de prendre sa revanche sur le sélectionneur argentin Carlos Bilardo, déjà en poste quatre ans plus tôt.

En 2006, Berti Vogts, l’adjoint de Franz Beckenbauer durant cette Coupe du Monde, s’est confié à Sport Bild à propos de la discussion qu’il eut avec le « Kaiser » à l’hôtel la veille de la finale. « Franz s’est allumé une cigarette et a lancé : « Nous sommes déjà champions du monde. Les Argentins ont des blessés et des suspendus, notre composition tiendra le coup. Nous insisterons en jouant sur les ailes. » « Avec qui ? » ai-je demandé. « Avec Olaf Thon » a-t-il répondu. Thon avait remplacé Pierre Littbarski pendant la demi-finale et il lui avait promis de le laisser dans le onze. « Ça ne va pas » ai-je dit. « Tu avais promis à Littbarski avant la demi-finale qu’il serait titulaire en finale car nous devions battre l’Argentine avec lui et Häßler sur les ailes. » Franz se leva et s’en alla furieux dans sa chambre. Le lendemain il afficha le onze de départ au tableau avec Littbarski et Häßler sur les ailes et dit « Cette équipe sera championne du monde, sans le moindre doute. » La grande question était aussi de savoir, qui allait s’occuper de Diego Maradona pendant la finale ? Cette fois Franz Beckenbauer apporta une toute autre réponse qu’en 1986. Ce ne fut pas Matthäus, en raison de son apport offensif que Franz ne voulait pas sacrifier, mais c’est Guido Buchwald qui reçut pour mission de museler Maradona. Franz déclara : « Notre joueur le plus important ne peut pas être assigné à une tâche spéciale ». L’importance de Lothar Matthäus n’avait cessé de croitre lors de ces quatre dernières années. »

Le match :

L’Allemagne se présente le 8 juillet 1990 au Stadio Olimpico de Rome avec la ferme intention de prendre sa revanche sur l’Albiceleste. Pour atteindre cette finale, les joueurs de Franz Beckenbauer ont d’abord terminé en tête de leur groupe en devançant la Yougoslavie, la Colombie et les Émirats arabes unis. Les Allemands ont ensuite éliminé les Pays-Bas, la Tchécoslovaquie et l’Angleterre lors des matchs à élimination directe. 40 000 supporters sont présents à Rome pour soutenir leur équipe. Beaucoup d’entre eux ne possèdent pas de billets pour voir le match mais la ferveur allemande est immense dans les rues de Rome et aux alentours du stade. Plus nombreux en tribunes, les Allemands sont soutenus par les supporters italiens qui ont vu leur équipe nationale se faire éliminer par l’Argentine en demi-finale. Les Allemands bénéficient également du soutien des italiens en raison de la présence de deux Romains dans leur effectif – Berthold et Völler.

Le coup d’envoi est donné à 20h. Le monde entier a les yeux rivés sur cette finale suivie par 1,5 milliards de téléspectateurs. Karl-Heinz Rummenigge, présent en tant que joueur lors des Coupes du Monde 1982 et 1986, est cette fois au micro pour commenter le match pour l’ARD aux côtés de Gerd Rubenbauer.

La première mi-temps de cette finale n’atteint pas des sommets d’intensité. À part une volée de Rudi Völler en tout début de match, les occasions allemandes sont rares. Les Argentins sont repliés en défense et semblent refuser le jeu, ce que Karl-Heinz Rummenigge de manque pas de mentionner à l’antenne : « Cela va totalement à l’encontre du style de jeu sud-américain. » Les spectateurs du Stadio Olimpico assistent un premier acte timide de la part des deux équipes. Les Allemands tentent de déstabiliser une solide équipe argentine mais refusent de trop se livrer, le spectre d’une troisième défaite consécutive en finale est bien sûr dans toutes les têtes allemandes.

Les Allemands se montrent plus incisifs en seconde période et sont tous proches d’obtenir un penalty à la 58ème minute suite au sauvetage confus du défenseur Monzon sur la ligne de but. Gerd Rubenbauer prononce alors une phrase mémorable : « J’ose le dire : l’Allemagne ne sera pas championne du Monde sur penalty ! » Même si l’Allemagne se retrouve en supériorité numérique suite à l’expulsion de Monzon, coupable d’un horrible tacle sur Jürgen Klinsmann, la suite du match ne donnera pourtant pas raison au célèbre commentateur de l’ARD. Lancé par Lothar Matthäus, Rudi Völler entre dans la surface et est déséquilibré par Sensini. La charge n’est pas spectaculaire mais le défenseur argentin ne joue pas le ballon et Völler s’écroule dans la surface. Malgré les protestations des Argentins auprès de l’arbitre mexicain Edgardo Codesal Mendez, le penalty est bien accordé aux Allemands. Andreas Brehme, joueur de l’Inter Milan, se charge de tirer ce penalty qui représente une occasion unique de s’adjuger un troisième titre mondial l’année même de la réunification allemande. « Je n’ai pas pensé à l’importance que pouvait avoir ce penalty, je n’y ai tout simplement pas pensé » confie Andreas Brehme après le match. Avant que Brehme ne s’élance, Völler lui glissa dans l’oreille : « Si tu la mets au fond, Andy, nous sommes champions du monde. »

Brehme ne tremble pas et ajuste Goicoechea, le portier de l’Albiceleste. L’Allemagne prend enfin les devants dans cette rencontre. Il reste moins de cinq minutes à jouer, les Allemands tiennent leur troisième sacre mondial. Les hommes de Franz Beckenbauer restent solides jusqu’au coup de sifflet final : l’Allemagne est championne du monde pour la troiième fois de son histoire !

Cette victoire est tout sauf un hasard. En Allemagne, des millions de personnes célèbrent la victoire dans les rues, cette année 1990 est décidemment l’année des Allemands. « Je suis désolé pour le reste du monde mais nous ne serons plus les perdants pour les années à venir » déclare Franz Beckenbauer à l’issue de cette finale. Là-dessus, le Kaiser ne s’est pas beaucoup trompé.

Les réactions après le match :

Franz Beckenbauer : « Je n’ai jamais vu une équipe championne du monde aussi méritante. Pour moi c’était déjà clair avant le match que nous allions être champions du monde. Nous avons été la meilleure équipe et je n’ai vu aucune autre équipe durant ce tournoi qui aurait pu rivaliser avec nous. Aujourd’hui nous avons fait preuve de beaucoup de patience dans notre jeu et c’est ce qui a fait la différence. Nous avons acculé les Argentins dans leur moitié de terrain. Malheureusement l’Argentine n’a pas joué et a seulement tenté de de contrer nos plans. C’est pourquoi nous ne pouvons pas parler d’une grande finale. »

Le chancelier Helmut Kohl : « Nous sommes fiers de vous. Sur le terrain comme en dehors, vous avez représenté notre pays de façon incroyable. »

Andreas Brehme : « Le match nous a demandé énormément d’énergie. Les Argentins n’avaient aucune chance contre nous. »

Lothar Matthäus : « Nous avons cherché à inscrire un but pendant 90 minutes et au bout nous sommes champions du monde de façon méritée. Le secret de notre réussite s’appelle avant tout Franz Beckenbauer, qui a ramené le football allemand à sa place, à savoir sur le toit du monde. »

Diego Maradona (Argentine) : « J’aurais préféré perdre sur le score de 4-0 que sur un tel penalty. L’arbitre a tout fait pour faire plaisir à tout le monde, aux Italiens, à son chef et à la Fifa. Il a détruit tout ce que nous avions construit. »

Carlos Menem (président argentin) : « Nous sommes les vainqueurs du point de vue de la morale, le penalty est un vrai scandale. Dommage qu’un mauvais arbitre ait décidé de l’issue de la Coupe du Monde. »

« 1-0 à Rome lors de la grande finale. L’équipe de Beckenbauer était supérieure et a mérité sa victoire. » (Kicker)

« Seule l’Allemagne a mérité ce titre mondial. Du début jusqu’à la fin, les Allemands ont laissé une fantastique impression de maîtrise et de force. La finale a permis à la meilleure équipe de s’imposer, même si le niveau de jeu n’était pas vraiment exceptionnel. » (France Soir/Paris)

« L’année de l’Allemagne. 1990 restera pour l’Allemagne l’année durant laquelle tout est rentré dans l’ordre. » (Liberation / Frankreich)

Le 11 allemand : Illgner – Berthold (Reuter, 74ème), Augenthaler, Kohler, Brehme – Littbarski, Matthäus, Buchwald, Häßler – Völler, Klinsmann

Sélectionneur : Franz Beckenbauer

But : 1-0 Brehme (sp, 85ème)

Stade : Stade olympique de Rome

Spectateurs : 73 603

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