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Almuth Schult : « On a toujours du boulot »

L’équipe d’Allemagne féminine a terminé l’année 2017 sur une victoire 4-0 face à l’équipe de France. En interview avec notre rédactrice Annette Seitz, la gardienne de l’équipe Almuth Schult revient sur l’année passée, les grands challenges à venir et la progression de l’équipe.

DFB.de : Madame Schult, quelle note attribueriez-vous à cette année 2017 ?

Almuth Schult : Un trois (légèrement plus que la moyenne, ndlr).

DFB.de : Donc satisfaisant, mais sans plus. Pourquoi ?

Almuth Schult : Nous avons notre destin en main dans les qualifications pour la prochaine Coupe du monde et nous avons fait des bons matchs, notamment en SheBelieves Cup contre la France et les Etats-Unis. Mais l’année n’était pas très bonne, ni même bonne, car nous n’avons pas atteint nos objectifs à l’EURO et nous avons laissé traîner des points en qualifications pour 2019. Comme contre l’Islande, par exemple.

DFB.de : Avez-vous une explication pour ces performances en dents de scie ?

Almuth Schult : Les performances ne peuvent pas toujours rester au même niveau. Mais dans les moments importants, il faut savoir être présents. Nous n’y sommes pas toujours parvenues cette année. Mais nous avons vu que nous étions capables de livrer de belles performances, comme nous l’avons montré en début et en fin de saison. Désormais, nous devons comprendre pourquoi nous n’avons pas su réaliser cela de façon constante et pourquoi les coups de moins bien ont parfois été aussi extrêmes.

DFB.de : À quoi cela peut-il être dû ?

Almuth Schult : Il faut du temps pour avoir des automatismes après le renouvellement de l’effectif, qui compte plusieurs nouvelles joueuses. Des débutantes qui viennent d’arriver, d’autres qui n’ont que quelques sélections dans les jambes, et même l’encadrement compte de nombreux nouveaux membres. En outre, nous n’avions que six mois pour nous préparer et aucun match de compétition avant le début de l’EURO. Il faut du temps pour laisser se développer tout cela. Malheureusement, on ne peut pas faire fonctionner l’équipe en actionnant un bouton. Mais comme je l’ai dit, il y a aussi eu des bonnes choses cette année.

DFB.de : Comme par exemple votre victoire 4-0 face à la France il y a quelques semaines. Était-il important de gagner ce dernier match, même si ce n’était qu’une rencontre amicale ?

Almuth Schult : Très important, pour chacune d’entre nous. Nous n’étions pas seulement critiquées dans la presse, mais nous étions nous-mêmes frustrées de nos performances. Surtout après avoir perdu en qualifications pour la première fois depuis des décennies. La victoire contre la France était donc extrêmement importante car avec ce sentiment de devoir accompli, on a pu retrouver un certain calme avant la nouvelle année.

DFB.de : Pourquoi le match contre la France s’est-il mieux déroulé que les précédents ?

Almuth Schult : L’ambiance dans l’équipe était très sérieuse et concentrée, nous ne nous sommes pas laissées distraire. Toutes les joueuses ont voulu montrer ce qu’elles savaient faire. L’esprit d’équipe et de combat dominait.

DFB.de : Malgré cette victoire de prestige, pensez-vous qu’il reste beaucoup de travail à réaliser ?

Almuth Schult : Il y a toujours beaucoup de travail à réaliser. Il y a toujours quelque chose à faire, toujours quelque chose à améliorer, on a toujours du boulot. On voit que les autres nations travaillent très minutieusement. Il y a dix ans, ce n’était pas encore le cas. Il y a davantage de moyens, les championnats s’améliorent, comme ceux d’Angleterre ou d’Espagne. On sait aussi qu’en Italie, de plus en plus de clubs s’engagent dans le foot féminin. Beaucoup de matchs sont retransmis en direct sur internet ou à la télévision. Tout cela fait avancer ce sport et fait progresser les joueuses. La formation s’est aussi améliorée dans plusieurs pays. Nous n’avons pas le droit de faire du surplace, il est important de faire des progrès nous aussi. Lancer et incorporer des joueuses jeunes fait partie de ce processus de développement.

DFB.de : Parlons justement de ces jeunes joueuses. Comment les trouvez-vous ?

Almuth Schult : Je pense qu’il est très important d’apporter régulièrement du changement au sein de l’équipe, car cela décuple la faim de celle-ci, autant chez les joueuses qui jouent que chez celles qui ne jouent pas. Il faut toujours travailler pour progresser. Et cela fait également du bien à l’équipe d’avoir un mélange de mentalités et de caractères différents.

DFB.de : Le match retour contre les Islandaises n’aura lieu qu’en septembre 2018. L’Islande est le meilleur adversaire de l’Allemagne pour ces qualifications au Mondial 2019. Ce match est-il déjà dans toutes les têtes ?

Almuth Schult : Pas pour moi. Avec le VfL Wolfsbourg, nous sommes encore engagées sur trois tableaux. Il y a un tas de matchs à bien gérer d’ici-là. Le match en Islande sera peut-être une finale, ce qui est assez réjouissant, car un match type « ça passe ou ça casse » est toujours beau à jouer. Mais avant de nous offrir cette finale, nous devrons gagner les matchs précédents. Le match en Islande est donc présent, c’est vrai, mais le chemin qui y mène est tout aussi présent. Il faudra gagner les autres matchs de qualification.

DFB.de : L’année de l’équipe d’Allemagne débutera au mois de mars avec la SheBelieves Cup aus Etats-Unis. Comment voyez-vous cette année se dérouler ?

Almuth Schult : Très honnêtement, je n’ai pas encore beaucoup pensé à 20108 jusqu’ici ! Mais je me réjouis de disputer des matchs importants avec le VfL Wolfsbourg en Ligue des champions, en Bundesliga et en coupe. Pour ce qui est de l’équipe d’Allemagne, j’espère évidemment que l’euphorie du match contre la France restera intacte et que nous prouverons que nous n’étions pas simplement dans un bon jour.

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L’équipe d’Allemagne féminine a terminé l’année 2017 sur une victoire 4-0 face à l’équipe de France. En interview avec notre rédactrice Annette Seitz, la gardienne de l’équipe Almuth Schult revient sur l’année passée, les grands challenges à venir et la progression de l’équipe.

DFB.de : Madame Schult, quelle note attribueriez-vous à cette année 2017 ?

Almuth Schult : Un trois (légèrement plus que la moyenne, ndlr).

DFB.de : Donc satisfaisant, mais sans plus. Pourquoi ?

Almuth Schult : Nous avons notre destin en main dans les qualifications pour la prochaine Coupe du monde et nous avons fait des bons matchs, notamment en SheBelieves Cup contre la France et les Etats-Unis. Mais l’année n’était pas très bonne, ni même bonne, car nous n’avons pas atteint nos objectifs à l’EURO et nous avons laissé traîner des points en qualifications pour 2019. Comme contre l’Islande, par exemple.

DFB.de : Avez-vous une explication pour ces performances en dents de scie ?

Almuth Schult : Les performances ne peuvent pas toujours rester au même niveau. Mais dans les moments importants, il faut savoir être présents. Nous n’y sommes pas toujours parvenues cette année. Mais nous avons vu que nous étions capables de livrer de belles performances, comme nous l’avons montré en début et en fin de saison. Désormais, nous devons comprendre pourquoi nous n’avons pas su réaliser cela de façon constante et pourquoi les coups de moins bien ont parfois été aussi extrêmes.

DFB.de : À quoi cela peut-il être dû ?

Almuth Schult : Il faut du temps pour avoir des automatismes après le renouvellement de l’effectif, qui compte plusieurs nouvelles joueuses. Des débutantes qui viennent d’arriver, d’autres qui n’ont que quelques sélections dans les jambes, et même l’encadrement compte de nombreux nouveaux membres. En outre, nous n’avions que six mois pour nous préparer et aucun match de compétition avant le début de l’EURO. Il faut du temps pour laisser se développer tout cela. Malheureusement, on ne peut pas faire fonctionner l’équipe en actionnant un bouton. Mais comme je l’ai dit, il y a aussi eu des bonnes choses cette année.

DFB.de : Comme par exemple votre victoire 4-0 face à la France il y a quelques semaines. Était-il important de gagner ce dernier match, même si ce n’était qu’une rencontre amicale ?

Almuth Schult : Très important, pour chacune d’entre nous. Nous n’étions pas seulement critiquées dans la presse, mais nous étions nous-mêmes frustrées de nos performances. Surtout après avoir perdu en qualifications pour la première fois depuis des décennies. La victoire contre la France était donc extrêmement importante car avec ce sentiment de devoir accompli, on a pu retrouver un certain calme avant la nouvelle année.

DFB.de : Pourquoi le match contre la France s’est-il mieux déroulé que les précédents ?

Almuth Schult : L’ambiance dans l’équipe était très sérieuse et concentrée, nous ne nous sommes pas laissées distraire. Toutes les joueuses ont voulu montrer ce qu’elles savaient faire. L’esprit d’équipe et de combat dominait.

DFB.de : Malgré cette victoire de prestige, pensez-vous qu’il reste beaucoup de travail à réaliser ?

Almuth Schult : Il y a toujours beaucoup de travail à réaliser. Il y a toujours quelque chose à faire, toujours quelque chose à améliorer, on a toujours du boulot. On voit que les autres nations travaillent très minutieusement. Il y a dix ans, ce n’était pas encore le cas. Il y a davantage de moyens, les championnats s’améliorent, comme ceux d’Angleterre ou d’Espagne. On sait aussi qu’en Italie, de plus en plus de clubs s’engagent dans le foot féminin. Beaucoup de matchs sont retransmis en direct sur internet ou à la télévision. Tout cela fait avancer ce sport et fait progresser les joueuses. La formation s’est aussi améliorée dans plusieurs pays. Nous n’avons pas le droit de faire du surplace, il est important de faire des progrès nous aussi. Lancer et incorporer des joueuses jeunes fait partie de ce processus de développement.

DFB.de : Parlons justement de ces jeunes joueuses. Comment les trouvez-vous ?

Almuth Schult : Je pense qu’il est très important d’apporter régulièrement du changement au sein de l’équipe, car cela décuple la faim de celle-ci, autant chez les joueuses qui jouent que chez celles qui ne jouent pas. Il faut toujours travailler pour progresser. Et cela fait également du bien à l’équipe d’avoir un mélange de mentalités et de caractères différents.

DFB.de : Le match retour contre les Islandaises n’aura lieu qu’en septembre 2018. L’Islande est le meilleur adversaire de l’Allemagne pour ces qualifications au Mondial 2019. Ce match est-il déjà dans toutes les têtes ?

Almuth Schult : Pas pour moi. Avec le VfL Wolfsbourg, nous sommes encore engagées sur trois tableaux. Il y a un tas de matchs à bien gérer d’ici-là. Le match en Islande sera peut-être une finale, ce qui est assez réjouissant, car un match type « ça passe ou ça casse » est toujours beau à jouer. Mais avant de nous offrir cette finale, nous devrons gagner les matchs précédents. Le match en Islande est donc présent, c’est vrai, mais le chemin qui y mène est tout aussi présent. Il faudra gagner les autres matchs de qualification.

DFB.de : L’année de l’équipe d’Allemagne débutera au mois de mars avec la SheBelieves Cup aus Etats-Unis. Comment voyez-vous cette année se dérouler ?

Almuth Schult : Très honnêtement, je n’ai pas encore beaucoup pensé à 20108 jusqu’ici ! Mais je me réjouis de disputer des matchs importants avec le VfL Wolfsbourg en Ligue des champions, en Bundesliga et en coupe. Pour ce qui est de l’équipe d’Allemagne, j’espère évidemment que l’euphorie du match contre la France restera intacte et que nous prouverons que nous n’étions pas simplement dans un bon jour.

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