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Alexandra Popp avant sa 100e sélection : « Un sentiment incroyable »

Alexandra Popp disputera samedi, en huitième de finale de Coupe du Monde contre le Nigéria, sa centième rencontre sous les couleurs de la Nationalmannschaft. L’occasion pour la joueuse du VfL Wolfsburg de revenir sur les moments forts de sa carrière et sur le développement du football féminin.

DFB.de : Que ressentez-vous au moment de disputer votre centième match avec l’équipe nationale ?

Popp : C’est un sentiment incroyable, évidemment. Lorsque je pense à ma première sélection en 2010, je me rends compte que tout est allé très vite. Ça me rend fière de disputer mon centième match mais pour être honnête, je n’y ai pas vraiment pensé jusqu’à maintenant. C’est plutôt lorsque les gens m’en parlent que je me dis « Woah, ça fait déjà 100 matchs ? » Quelque part, ça me paraît fou.

DFB.de : Vous rappelez-vous de votre première sélection ?

Popp : C’était à Duisburg contre la Corée du Nord, en février 2010. À l’époque je jouais encore au FCR Duisburg 2001, donc le public m’a beaucoup encouragée lorsque je suis entrée en jeu en deuxième période. J’ai eu le temps de me créer une bonne occasion, mais malheureusement ma tête est passée légèrement au dessus.

DFB.de : Quel est votre meilleur souvenir ?

Popp : Sans aucun doute la finale des Jeux Olympiques 2016 à Rio. Au Maracana, un stade légendaire, où l’ambiance était incroyable. Remporter la finale et repartir avec la médaille d’or, c’était une expérience inoubliable. C’était aussi mon premier titre avec les A.

DFB.de : Et le pire ?

Popp : La défaite en quart de finale face au Japon lors du mondial à domicile, en 2011. Surtout parce que nous n’avons vraiment pas eu de chance ce jour là. Nous avons dominé tout le match, mais nous n’avons pas réussi à marquer. Les Japonaises ont eu une occasion, et elles l’ont mise au fond. Ce jour-là, j’ai vraiment eu l’impression d’être passé à côté de mon rêve.

DFB.de : Est-ce qu’il y a une coéquipière dont vous vous êtes particulièrement inspirée ?

Popp : Inka Grings. Elle m’a beaucoup aidée, que ce soit en club ou en équipe nationale. Birgit Prinz était également très présente pour moi lors de mes premières sélections.

DFB.de : Vous reconnaissez-vous dans les jeunes joueuses qui ont rejoint récemment l’équipe nationale, comme Klara Bühl, Giulia Gwinn ou Lena Sophie Oberdorf ?

Popp : Chez les jeunes, je peux retrouver cette détente et cette insouciance que j’avais également à l’époque. Dans les années qui viennent, le plus dur pour elles sera de confirmer. Je leur souhaite d’y arriver. Personnellement, ça n’a pas toujours été le cas (rires). Mais c’est normal de ne pas être tout le temps à son meilleur niveau. Dans le style de jeu, je me reconnais plus en Lea Schüller.

DFB.de : Vous êtes internationale depuis neuf ans maintenant. Qu’est-ce qui a changé dans le foot féminin durant toutes ces années ?

Popp : L’intensité physique a augmenté. Même les équipes qui disputent leur premier mondial sont désormais bien préparées. De manière générale, le football est plus rapide et plus technique. Lorsqu’on compare avec une rencontre d’il y a neuf ans, la différence n’est pas difficile à voir.

DFB.de : Les Jeux Olympiques de 2016 représentent votre plus grand succès avec l’équipe nationale jusqu’à présent. Vous étiez blessée lors de l’EURO 2013, et n’aviez pas pu prendre part à la victoire avec vos coéquipières. Quelle importance aurait une victoire lors d’un EURO ou d’une Coupe du Monde ?

Popp : Ça serait énorme. Surtout une Coupe du Monde, c’est le rêve de toute joueuse.

DFB.de : L’Allemagne a remporté ses trois matchs de groupes, et n’a encaissé aucun but. Quel bilan tirez-vous de ce début de compétition ?

Popp : Nous avons parfaitement débuté le tournoi, pour cela il faut féliciter l’équipe. Lors de la dernière rencontre contre l’Afrique du Sud, nous sommes vraiment montées en puissance. Nous prenons du plaisir à faire courir le ballon et l’adversaire. J’espère que nous allons continuer ainsi.

DFB.de : Il faudra pour cela vous défaire du Nigéria, triple champion d’Afrique. Comment évaluez-vous votre adversaire ?

Popp : On sait que les Nigérianes sont puissantes, et fortes dans les duels. C’est le cas de la majorité des équipes africaines. Devant, elles ont des joueuses rapides et à l’aise ballon au pied. Il ne faudra pas leur laisser de place. Derrière, elles ont plus de difficultés, et ne sont pas toujours très bien organisées. Ce sera à nous d’utiliser les espaces qu’elles nous laissent, et d’être efficaces devant le but.

DFB.de : C’est votre première grande compétition internationale en tant que capitaine. Vivez-vous cette Coupe du Monde différemment ?

Popp : J’ai décidé de ne pas changer mon comportement. Mais bien-sûr, les premiers matchs étaient spéciaux, car j’étais tout devant au moment de rentrer sur le terrain, alors que normalement je suis toujours à l’arrière. Je dirais surtout que c'est un honneur d'être capitaine de l’équipe nationale.

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Alexandra Popp disputera samedi, en huitième de finale de Coupe du Monde contre le Nigéria, sa centième rencontre sous les couleurs de la Nationalmannschaft. L’occasion pour la joueuse du VfL Wolfsburg de revenir sur les moments forts de sa carrière et sur le développement du football féminin.

DFB.de : Que ressentez-vous au moment de disputer votre centième match avec l’équipe nationale ?

Popp : C’est un sentiment incroyable, évidemment. Lorsque je pense à ma première sélection en 2010, je me rends compte que tout est allé très vite. Ça me rend fière de disputer mon centième match mais pour être honnête, je n’y ai pas vraiment pensé jusqu’à maintenant. C’est plutôt lorsque les gens m’en parlent que je me dis « Woah, ça fait déjà 100 matchs ? » Quelque part, ça me paraît fou.

DFB.de : Vous rappelez-vous de votre première sélection ?

Popp : C’était à Duisburg contre la Corée du Nord, en février 2010. À l’époque je jouais encore au FCR Duisburg 2001, donc le public m’a beaucoup encouragée lorsque je suis entrée en jeu en deuxième période. J’ai eu le temps de me créer une bonne occasion, mais malheureusement ma tête est passée légèrement au dessus.

DFB.de : Quel est votre meilleur souvenir ?

Popp : Sans aucun doute la finale des Jeux Olympiques 2016 à Rio. Au Maracana, un stade légendaire, où l’ambiance était incroyable. Remporter la finale et repartir avec la médaille d’or, c’était une expérience inoubliable. C’était aussi mon premier titre avec les A.

DFB.de : Et le pire ?

Popp : La défaite en quart de finale face au Japon lors du mondial à domicile, en 2011. Surtout parce que nous n’avons vraiment pas eu de chance ce jour là. Nous avons dominé tout le match, mais nous n’avons pas réussi à marquer. Les Japonaises ont eu une occasion, et elles l’ont mise au fond. Ce jour-là, j’ai vraiment eu l’impression d’être passé à côté de mon rêve.

DFB.de : Est-ce qu’il y a une coéquipière dont vous vous êtes particulièrement inspirée ?

Popp : Inka Grings. Elle m’a beaucoup aidée, que ce soit en club ou en équipe nationale. Birgit Prinz était également très présente pour moi lors de mes premières sélections.

DFB.de : Vous reconnaissez-vous dans les jeunes joueuses qui ont rejoint récemment l’équipe nationale, comme Klara Bühl, Giulia Gwinn ou Lena Sophie Oberdorf ?

Popp : Chez les jeunes, je peux retrouver cette détente et cette insouciance que j’avais également à l’époque. Dans les années qui viennent, le plus dur pour elles sera de confirmer. Je leur souhaite d’y arriver. Personnellement, ça n’a pas toujours été le cas (rires). Mais c’est normal de ne pas être tout le temps à son meilleur niveau. Dans le style de jeu, je me reconnais plus en Lea Schüller.

DFB.de : Vous êtes internationale depuis neuf ans maintenant. Qu’est-ce qui a changé dans le foot féminin durant toutes ces années ?

Popp : L’intensité physique a augmenté. Même les équipes qui disputent leur premier mondial sont désormais bien préparées. De manière générale, le football est plus rapide et plus technique. Lorsqu’on compare avec une rencontre d’il y a neuf ans, la différence n’est pas difficile à voir.

DFB.de : Les Jeux Olympiques de 2016 représentent votre plus grand succès avec l’équipe nationale jusqu’à présent. Vous étiez blessée lors de l’EURO 2013, et n’aviez pas pu prendre part à la victoire avec vos coéquipières. Quelle importance aurait une victoire lors d’un EURO ou d’une Coupe du Monde ?

Popp : Ça serait énorme. Surtout une Coupe du Monde, c’est le rêve de toute joueuse.

DFB.de : L’Allemagne a remporté ses trois matchs de groupes, et n’a encaissé aucun but. Quel bilan tirez-vous de ce début de compétition ?

Popp : Nous avons parfaitement débuté le tournoi, pour cela il faut féliciter l’équipe. Lors de la dernière rencontre contre l’Afrique du Sud, nous sommes vraiment montées en puissance. Nous prenons du plaisir à faire courir le ballon et l’adversaire. J’espère que nous allons continuer ainsi.

DFB.de : Il faudra pour cela vous défaire du Nigéria, triple champion d’Afrique. Comment évaluez-vous votre adversaire ?

Popp : On sait que les Nigérianes sont puissantes, et fortes dans les duels. C’est le cas de la majorité des équipes africaines. Devant, elles ont des joueuses rapides et à l’aise ballon au pied. Il ne faudra pas leur laisser de place. Derrière, elles ont plus de difficultés, et ne sont pas toujours très bien organisées. Ce sera à nous d’utiliser les espaces qu’elles nous laissent, et d’être efficaces devant le but.

DFB.de : C’est votre première grande compétition internationale en tant que capitaine. Vivez-vous cette Coupe du Monde différemment ?

Popp : J’ai décidé de ne pas changer mon comportement. Mais bien-sûr, les premiers matchs étaient spéciaux, car j’étais tout devant au moment de rentrer sur le terrain, alors que normalement je suis toujours à l’arrière. Je dirais surtout que c'est un honneur d'être capitaine de l’équipe nationale.

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